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 PETITES FRAPPES (NINO)

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PRÉNOM : KEKE
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DEPUIS QUAND : 08/04/2016

MessageSujet: PETITES FRAPPES (NINO)   Dim 10 Avr - 20:14

La nuit couvre la ville et les lampadaires grésillant peinent à éclairer l’air sombre.
On était dans l’immeuble avec Nino, en train de reluquer les filles, c’est quelque chose qu’on fait de bien tous les deux, reluquer les filles. C’est qu’une fois dans l’immeuble, aussi, elles se libèrent totalement, deviennent comme des déesses à montrer leurs jambes et leurs épaules.
On a beaucoup bu.
Avec Nino on se tient épaule contre épaule avec des rires tonitruants qui éclatent en échos dans les rues pavées.
Je tire sur le bras de l’autre garçon et je cherche son regard que l’alcool a allumé d’un brasier fou. Il a une lueur étrange dans les yeux, comme si un papillon de nuit arrêtait pas de voler et de se cogner partout.
Je colle ma bouche contre l’oreille de Nino et je dis
- J’ai entendu dire que deux mecs étaient partis s’rejoindre dans le parc.
Je recule mon visage et un grand sourire étire mes lèvres.
- On va pas rater ça, hein ?
J’ai le sang qui chauffe, qui bout dans mes veines, je trépigne et je tremble à l’idée d’aller les déglinguer, tous les deux. Demain j’dirai à mon père qu’y en a deux de moins à arpenter la Terre, deux de moins, tu t’rends compte papa ?
Il sera fier de moi.
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MessageSujet: Re: PETITES FRAPPES (NINO)   Dim 10 Avr - 23:29

j'ai envie qu'mes yeux jamais ne se ferment. j'ai envie d'continuer à confondre les néons et les étoiles parce qu'ils ont la même étrange lueur. lumière un peu sale et abîmée, lumière qu'en a marre de sans cesse briller. j'ai envie d'continuer à voir les rues floues, à voir le bitume trembler sous mes pieds, l'sol s'craqueler et s'diviser en des milliers d'minuscules fragments gris foncés.
j'ai envie d'trop d'choses, peut-être. sûrement.
faudrait que s'fige le temps.
que s'fige le temps pour avoir l'temps d'tout niquer.
là, j'ai envie d'boire encore et encore jusqu'à noyer ma haine pour qu'elle se répande sur le monde entier. j'ai envie d'éclater des dizaines et des dizaines de carcasses d'bouteille vidées trop vite d'un liquide poison.
j'veux juste que la nuit dure, s'allonge, ne se réveille jamais.
j'veux juste m'enivrer avec gino et qu'on aille s'perdre dans la ville.
rire encore en s'moquant d'nos démarches titubantes, cracher sur les pseudo-monuments d'la place publique, chercher la merde ou courir après l'néant.
mes yeux m'piquent, j'veux qu'ça fasse mal.
ressentir quelque chose.
gino s'rapproche d'moi, l'air tout aussi déconcertant et maladroit. il a c'putain d'sourire aux lèvres qui parle de lui-même, qui recherche aussi le ressenti, les sensations fortes, le défoulement.

- on peut pas rater ça.

j'souris à mon tour.
les veines gonflent, le cœur s'accélère intensément, jusqu'à même rater, sauter quelques battements. j'ai une sorte de décharge électrique qui vient m'faire frissonner, tels les néons ou les étoiles (je sais plus bien différencier) qu'auraient décidé d'm'effleurer pour m'donner l'énergie supplémentaire dont j'ai besoin.

- on y va.

et j'me mets à courir, courir, mal mais vite.
j'regarde gino dans l'euphorie de mes pas.
ce soir, on va vivre.
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PRÉNOM : KEKE
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MessageSujet: Re: PETITES FRAPPES (NINO)   Lun 11 Avr - 9:22

Sans surprise, Nino acquiesce. Il y a une flamme furieuse dans ses yeux (qui me font penser à ceux de sa sœur). Son excitation est virale, contagieuse. Je me sens électrique, tremblotant et à la fois flottant. Je me sens capable d’aller courir pendant des heures et à la fois j’ai envie de m’allonger dans un sommeil profond et sans rêve.
Le sourire de Nino, presque carnassier, me rappelle pourquoi c’est un ami et pourquoi je l’estime. Ce sourire, j’ai le même. C’est un ornement qui pare nos deux visages et qui nous rendent invincibles. À deux, on est encore plus forts. Ensemble, rien ne nous arrête et je suis sûr qu’on serait capables de faire tourner la terre dans l’autre sens.
Quelque chose de cet acabit là, c’est certain.
Nino s’élance avec la maladresse de l’ivresse et je le suis à la trace.
Le claquement de nos chaussures réveillent la ville.
La nuit fouette mon visage et calme la fièvre qui mouille mon front où les mèches sombres de mes cheveux viennent se coller. Avec Nino, la ville, on la connaît par cœur. On connaît les raccourcis, les chemins les plus courts qui mènent au parc. On s’essouffle ensemble dans la course.
C’est irréel.
Et, enfin, les courbes déchirées des arbres font leur apparition, elles se découpent dans la lumière immonde que projettent les lampadaires. Je pose ma main sur l’épaule de Nino, geste ferme pour lui intimer de marcher.
- Faut arrêter de faire du bruit. Ils croient qu’ils sont seuls.
On entre dans le parc.
Des éclats de rire timides et pressés résonnent, un peu plus loin, à l’ombre des feuillages.
Je regarde Nino et je sens mes mains s’agiter d’une violence infinie, le cœur palpite.

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MessageSujet: Re: PETITES FRAPPES (NINO)   Mar 12 Avr - 14:19

on court, on court.
sans regarder autour.
les sens en alerte, les poings serrés, qui crèvent d'encastrer leurs phalanges dans l'visage ingrat d'pauvres âmes rebelles d'la nuit et sans réelle défense, prêts à briser, à briser des os fragiles et inoffensifs,
parce que c'est plus facile.
rapide.
surtout jouissif.
ça rend fier, puissant.
t'es dans l'même état qu'moi.
même degré d'excitation intensif, même sentiment d'puissance infinie comme si rien ni personne n'pouvait s'mettre au travers de notre course effrénée.
unique.

rires étouffés.
sourires s'agrandissant.
j'te regarde, t'me regardes.
la machine est en marche.
j'te fais signe d'aller à l'opposé en prenant l'soin d'rester discret, histoire qu'on s'retrouve l'un face à l'autre avec notre gibier au milieu, impossible pour eux d's'échapper.
j'attends quelques instants qu'les deux pauvres types s'rendent compte d'quelque chose, qu'ils détournent un peu les yeux pour y voir ma silhouette tapie dans la nuit, la rage au corps.
enfin.
j'pourrais sentir leur cœur battre à des kilomètres.
la peur. le danger. prit au piège.

- pas d'chance.

j'te regarde, gino, c'regard flamme que tu connais si bien.
la soirée peut commencer.
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MessageSujet: Re: PETITES FRAPPES (NINO)   Mar 12 Avr - 16:00


Je crois que je deviens félin.
Je suis tapi dans les ombres et je rampe dans la nuit alors que nos proies sont un peu plus loin. Elles continuent de glousser, poules imbéciles, et je m’approche, un sourire carnassier grave sur le visage.
Les proies sont là, les bras dans les bras, serrés et tremblotants.
Nino et moi apparaissons en même temps. On dirait une mise en scène tellement tout est calculé et synchronisé. Et pourtant nous somme titubants, ivres. Le sang cogne dans mes tempes – il renvoie le rythme de mon cœur.  
Je suis face à mon compagnon de crime et dans la nuit je vois le fond de son œil briller de cette étrange lumière que je commence à connaître par cœur – cette étrange lumière qui se passe de mots et qui me raconte tout sur ses souhaits et ses intentions.
J’ai l’impression d’être face à mon reflet dans un miroir.
Je sors lentement de mon ombre, mes deux pieds dans l’arène et mes poings prêts à défendre ce combat inégal.
Les deux garçons que la peur paralyse ont la figure déformée et rendue laide.
Je lance un dernier regard à Nino, puis je balance mon poing dans la figure du premier venu. J’y mets toute ma bestialité, comme un vieux lion à qui on essaie d’occuper son territoire. J’écrase machinalement mes pieds et mes mains sur ce corps qui n’arrive pas à se protéger. J’y déverse ma haine comme un volcan dégueule sa lave.
Je me penche sur la figure écarlate du garçon.
- Si tu cries, je te tue.
Je tuerai ton copain aussi.
Là je m’attelle seulement à le déformer si fort que plus personne voudra de lui et qu’on aura des haut-le-cœur à croiser son visage boursouflé.
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MessageSujet: Re: PETITES FRAPPES (NINO)   Mer 13 Avr - 0:50

deux bêtes prêtes à l'assaut.
prêtes à dévorer des proies trop faciles, trop fragiles, mais essentielles à la survie d'deux violents sauvages, d'deux taulards d'une société odieuse et manigancée, alors faut bien niquer la routine un peu.
niquer les codes,
niquer les principes.
pseudo-rebelles qu'en ont rien à foutre d'un univers qu'a tant à dicter.
pour l'instant, on pense plus qu'à les niquer, eux.

tu t'avances légèrement.
sourire bordant tes lèvres, faisant écho au mien d'autant plus présent.
j'ai l'cerveau qui s'retourne doucement, qui s'remplit d'toute la brume d'la nuit c'qui vient m'embrouiller davantage mon esprit déjà imbibé d'toute la merde qu'on a ingurgité.
puis tu débarques dans l'arène, les poings-griffes et les dents s'montrant crocs.
premier coup.
première vibration qui sort d'ton poing et qui écrase l'type plus proche d'toi au sol. ça traverse l'bitume et ça vient m'faire vibrer à mon tour.
j'ai l'sang qui pulse dans mes veines,
et la folie qui m'démange.

j'vois l'deuxième gars qui tente de s'retirer dans les fourrés,
il a l'visage pâle, les gestes qui tremblent.
ça m'fait étouffer un rire alcoolisé.

- allez, tapette, c'est l'moment d'montrer c'que tu vaux avant que j'te laisse mort dans la ruelle là-bas.

tapette, ouais, c'est ça l'mot.
putain d'tafiole qui bouge pas d'un doigt.
pas d'soucis garçon, j'vais v'nir à toi.
j'sens mes phalanges s'enfoncer dans son thorax aux os faibles, j'sens son monde s'écrouler sous mes coups, j'sens ses pleurs s'refouler, ses pleurs qui crient à distance sa famille, ses proches qu'doivent sûrement l'penser dormir profondément.
c'est d'sa faute, pas d'la mienne.

t'as l'air fier, gino, et tu peux l'être.
et moi,
moi j'ai l'impression d'renaître,
j'respire l'air vivant à pleines bouffées.
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MessageSujet: Re: PETITES FRAPPES (NINO)   Mer 13 Avr - 10:53

Il y a un silence incroyable qui s’est posé dans le parc.
Il est troublé par le rythme de nos coups sur les corps et par les respirations frappées de douleur. De temps en temps, Nino laisse échapper un rire à moitié dingue et fait couler des menaces de sa bouche.
J’ai l’impression de voir rouge, le garçon sous mes mains pisse le sang et je crois qu’il est bientôt évanoui. Je lève les yeux de ma proie pour regarder celle que Nino n’épargne pas. Lui aussi est écroulé et inconscient. Je lâche mon souffre-douleur qui s’écroule au sol.
Je recule d’un pas pour mieux le regarder.
Je laisse échapper un rire et je crache sur son visage.
Après la rage vient une sorte de paix intérieure, un grand calme.
Je baisse les yeux sur mes mains qui tremblent encore et qui souffrent d’avoir tant donné de coups. Elles sont devenues écarlates. Mes vêtements et mon visage ne sont pas épargnés non plus.
J’attrape le garçon par les pieds et j’use son corps contre les gravillons, avant de le balancer dans l’ombre.
J’allume une cigarette.
Je regarde Nino, et, hilare je dis
- C’était du beau boulot, ça. Ils s’en souviendront de cette nuit.
Lui a cette étincelle qui enflamme son visage. Il est incroyable, Nino.
Il me donne envie d’aller déglinguer la terre entière avec mes poings, d’aller déverser ma haine des autres comme un crachat acide.
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MessageSujet: Re: PETITES FRAPPES (NINO)   Mer 13 Avr - 22:40

on brise l'silence de nos poings.
coup à droite, coup à gauche,
l'cerveau contrôle plus, dans nos têtes, c'est qu'un liquide rouge et épais qui s'déverse des plaies d'ses deux minables d'la société, d'ses enfants imprudents d'ou vient gicler c'sang, qui saute, qui tâche nos vêtements dégueulasses, qui vient troubler notre vue et notre esprit,
c'putain d'sang impur et indigne d'ces êtres faibles.
juste faibles.
j'ai envie d'hurler, d'encore plus leur cracher à la gueule, j'ai envie d'dénoncer la faiblesse humaine et d'tous les exterminer. j'veux qu'mes phalanges s'effondrent et s'cassent sur leur crâne, sur leurs avant-bras, sur leurs tibias.
j'souris plus fort à chaque pied donné, j'ris malsain même quelque fois, putain c'que j'me sens vivant.
à c'moment-là, j'suis vraiment moi.

t'as l'visage tâché d'leurs tripes et d'leurs cervelles,
tu t'allumes une clope et j'décide de faire de même.
t'es comme l'reflet d'ma personnalité, gino.
t'as la fierté qui s'fraye un chemin sur ta face entre les gouttes de sang, tu souris, les laisse glisser entre tes lèvres, dans ta gorge,
c'est l'gout d'la victoire.
j'me sens feu ardent dans l'centre-ville,
j'me sens surpuissant.

- on fait quoi maintenant ?
j'veux pas m'arrêter là,
ça vient juste de commencer.


le tonnerre gronde toujours,
l'torrent dans mes veines arrête pas d'faire mille fois l'tour de mon corps en cinq secondes,
ça peut pas s'finir comme ça,
tu m'connais, gino,
ça peut jamais s'arrêter.
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MessageSujet: Re: PETITES FRAPPES (NINO)   Jeu 14 Avr - 13:08

Nino allume à son tour une cigarette.
Je l’observe du coin de l’œil et je le sens incroyablement sauvage et tempétueux. Ça se voit à sa démarche féline et forte, à ses épaules qui arrêtent pas de remuer, à sa nuque qui craque. Ça s’entend à sa respiration saccadée par l’excitation et par l’effort. Je suis sûr que dans sa tête, son cœur doit prendre toute la place et tambouriner comme un dingue.
L’air frais et la satisfaction d’un travail terminé m’apaisent plus vite.
Je sens déjà l’adrénaline qui baisse.
Mais Nino, il a pas terminé.
C’était qu’une mise en bouche, l’échauffement.
- On fait quoi maintenant ? J’veux pas m’arrêter là, ça vient juste de commencer.
J’suis ivre mais je crois que Nino l’est encore plus.
Ses paroles traversent mon crâne comme la lame d’un couteau.
- Non on peut pas faire ça, j’le sens pas moi.
Je secoue la tête pour appuyer mes paroles.
Mon cerveau brumeux me fait comprendre les intentions de Nino et je sais ce qu’il veut. Il veut les saigner jusqu’à ce qu’ils se réveillent plus.
- Tu trouves pas ça génial de s’dire qu’ils auront la gueule déformée toute la vie ?
Moi ça me suffit.
J’me sens pas assez colère et destructeur pour aller les achever.
Puis regarde-moi, j’tiens même plus trop debout, je vais les rater au moins deux fois et j’aime pas le travail mal fait.
- Moi j’peux pas, Nino.
Il va me foudroyer avec ses deux yeux sombres, il va me traiter de lâche. Il peut devenir con et encore plus démesuré, dans ces instants-là, j’le sais.
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MessageSujet: Re: PETITES FRAPPES (NINO)   Ven 15 Avr - 19:36

j'en veux encore,
j'en veux toujours plus,
plus jusqu'à c'que j'crève sous l'impulsion d'un autre,
c'est-à-dire jamais.

j'respire fort, j'respire mal, j'tire frénétiquement sur une clope tâchée rouge vif qui s'consume en une fraction d'seconde et qui m'donne la saveur victorieuse d'tabac et d'sang chaud.
j'ai la tête qui tourne et l'cœur qui m'tambourine dans tout l'corps,

j'ai les pieds ancrés dans l'sol, qui pulsent eux aussi.
j'me sens bien sur terre,
vraiment vivant sur cette planète polluée.
mais toi, gino, tu t'abstiens.
toi, t'as terminé.

- c'est pas assez.

non, c'est pas suffisant.
ce sera pas suffisant tant qu'ces deux p'tites merdes arrêteront pas d'respirer.
j'veux qu'elles s'noient dans leur sang, j'veux qu'elles crient d'douleur.
qu'elles s'tordent et qu'elles meurent.

- tu sais pas c'que tu dis, gi.

m'fait pas croire que c'est c'que tu veux.
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MessageSujet: Re: PETITES FRAPPES (NINO)   Ven 15 Avr - 19:59

Je secoue la tête et mon visage tout entier dis non, non, non.
Je regarde Nino et je me sens désemparé et vidé.
- J’te suis pas, là.
J’ai même pas envie, j’ai plus envie. J’ai déjà déversé ma rage et ma colère sur eux, je l’ai dégueulée en martelant leurs corps maigres et amoureux. Mais là j’me sens pas de continuer à cogner, cogner, cogner dans un aveuglement fou jusqu’à ce qu’ils arrêtent de respirer.
Et pourtant j’risque rien.
Personne pour regarder, pas de témoins, rien.
Juste Nino et moi.
- Moi ça me suffit, j’ai plus rien dans les poings.
Mon regard lui dit mais vas-y toi, si t’as envie, j’te regarde.
Ou essaie de me convaincre, de m’faire sentir que ça vaut le coup.
J’empêcherai pas Nino de les marteler une dernière fois. Je l’empêcherai pas de tuer quelqu’un. J’oserai jamais me mettre en travers de son chemin.
Sauf pour me défendre.

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