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 Nouvelle lune (Gino)

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PRÉNOM : Elsa
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DEPUIS QUAND : 08/05/2016

MessageSujet: Nouvelle lune (Gino)   Sam 28 Mai - 19:04

L’immeuble.
Tu l’avais laissé là-bas, derrière toi.
Pour rentrer. Chez toi ? Tu n’en étais plus vraiment certain. Même si y avait ta chambre qui t’attendait. Même si t’étais encore le fils de tes parents. Cette maison, était bien trop grosse pour toi. Lugubre même. Oué, parce qu’au moindre couloir, t’avais peur de tomber sur une scène, une conversation, que tu ne souhaitais ni voir, ni entendre. Mais, c’était encore là-bas que tu dormais, alors, il fallait bien y aller. Parfois. Souvent.

Les mains dans tes poches, le froid de la nuit mordant ta peau, tu filais au travers des rues. Regard droit. Les lampadaires et la lune si petite donnant un air de film à la séance. Film policier ? Film d’horreur ? Ça pourrait être les deux. T’en est certain. Car, ce soir est bien désert. Même si au loin, tu peux entendre les rires des fêtards. Les cris des soûlards et peut-être même bien plus. Mais, tu ne veux pas entendre. Ne pas savoir. Pour préserver cette part encore blanche ? Dans ton âme. Ton cœur ? Ou bien était-ce trop tard ? Ou bien ce monde était-il déjà trop pourri ? Jusqu’à la moelle que même les plus purs étaient noir ?

Noir.
Blanc.

Finalement, c’était peut-être gris. La couleur du monde. Utopie. Un petit rire glissa hors de tes lèvres. T’étais tellement idiot, parfois. Comment le monde pouvait-il être gris alors qu’à chaque heure qui passait, quelqu’un mourrait abattu, torturé ? Ne pas savoir. Non. Rien n’était gris. Blanc ou même noir. Pas ici. En tout cas. Soupire. T’avais hâte. Vraiment, de te glisser sous ta couette et fermer les yeux. Pour oublier. Pour t’endormir. Fatigue quand tu tiens la vie, le monde. Détour d’une rue et, tu le frôles. Ne le heurte pas, non. Mais, ça suffit, surement. Pour le connaitre, reconnaitre. T’as un léger sursaut. Et le cœur qui accélère. Faire comme si t’avais pas vu. L’avais pas vu. Continuer de marcher. Oui, continuer.
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PRÉNOM : KEKE
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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Sam 28 Mai - 21:04

Je suis sorti en claquant la porte.
Il m’a traité de vaut-rien, de belle merde, que je n’étais pas digne de porter le nom de Salvatici. Qu’avec un garçon comme moi, tout ce que j’allais faire, ce serait souiller notre famille. Je suis parti en jurant, maintenant mes pieds claquent fort sur l’asphalte et tout ce que je voudrais c’est gueuler, déployer ma gorge en long cri pour sortir tout ce qu’il y a de mauvais à l’intérieur de moi.  
J’arrive même pas à allumer ma cigarette.
Et puis, à force de voir rouge, je ne vois plus rien.
Je touche l’épaule d’un mec.
Je suis sûr qu’il m’est rentré dedans volontairement, le salaud. Je me retourne alors, et je gueule à son dos :
- T’excuses pas, surtout !
Il continue de marcher. Je fronce les sourcils. Je lui emboîte le pas, allongeant alors la foulée, les dents serrées. Mon poing serré chope le col de son blouson et je le tire d’un coup sec vers moi, apercevant alors son visage. Que je reconnais. Presque personne n’a de secret pour moi, ici, surtout pas Cornelio Di Bacco. Je sais ce qu’il est. Ce qu’il est, je le déteste, ça me sort par les yeux, me dégoûte, me remplit la gorge d’une gerbe acide.
Un sourire carnassier étire mes lèvres.
- Bah alors, pédale, on se balade seul la nuit, maintenant ?
Je murmure.
Il empeste la crainte.
Finalement, peut-être que je vais pouvoir honorer le nom des Salvatici, ce soir.
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PRÉNOM : Elsa
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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Sam 28 Mai - 21:32

Continuer d’avancer.
Continuer d’aller tout droit. Faire comme si, rien ne s’était passé. Comme si, tu ne l’avais pas croisé. Lui, qui, tu ne savais pourquoi, avait décidé de mettre toute sa haine sur tes épaules. Enfin si. Tu savais pourquoi. Mais, comme pour le reste de ce monde, tu ne comprenais pas. Cette haine. Cette douleur figée dans des prétextes bidons. Soupire. Tu penses t’être échappé. Soupire, tu penses y avoir rechapé. Avant de les sentir. Les doigts se refermer violemment. Y a tes yeux qui se ferment l’espace d’une seconde. Merde, merde, merde. Et les mots. Qui font mal. Malgré tout. Qui frappent, comme un coup-de-poing, là, en plein ventre. Pédale. Les yeux s’ouvrent violemment, et, non, tu ne trembles pas. Non, Cornelio. Mais, t’as peur. Oui. Parce que c’est pas la première fois que tu croises son chemin. Chemin.

Et, tu sais. Que ça va mal se passer. Surtout que tu peux voir là, dans les prunelles claires, la haine. La colère. Peut-être pas vraiment contre toi. Peut-être pour quelque chose dont tu n’es pas responsable. Mais, tu le sais. Le sens. Cette haine va te retomber dessus. Rien que les mots dit avec hargnes te le fait dire.

Et y a ta main, ton poignet, qui heurte violemment la poigne. Parce que t’as beau avoir peur. T’as beau pas savoir frapper. Pas être capable de tuer une mouche, t’es pas non plus une fillette. Non. Tu l’es pas. Alors tu frappes. Fort. Pour le faire lâcher. « Lâche-moi ! » Non. T’iras pas lui dire, connard. La poigne lâche. Tes pieds reculent. S’éloigner.

Fuir. Fuir loin. Fuir. Fuir pour survivre.
Lâche. Tapette. Oué. Peut-être. Honte. Fils. Oué. Peut-être.
Mais, n’es-tu pas le vilain petit canard ?
N’es-tu pas l’intrus dans ce monde corrompu ?
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PRÉNOM : KEKE
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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Dim 29 Mai - 15:53

La pédale se démène alors, avec toute la force contenue dans ses tous petits bras. Cornelio cogne mon bras et je ne fais que resserrer l’étau de mon bras de fer. Il peut cogner tout ce qu’il veut, tant qu’il veut, ce soir je me sens géant, héros qu’on ne peut écraser. J’ai un nom honorer, je veux prouver à cette ville que je suis digne, digne d’être le fils Salvatici.
- Lâche moi !
Je finis par lâcher son col.
Mais il s’enfuit.
Je le laisse s’éloigner.
La situation excite mon palpitant et le sang dans mes veines. Je trépigne. Un dernier regard lancé à la nuit et je m’élance sur le pavé sale. Je cours vite, vite pour le rattraper. Je veux qu’il entende mes talons claquer sur la route et qu’il se dise qu’il doit accélérer pour espérer vivre encore un peu.
La course brûle mes poumons.
Je pousse sur mes jambes, la rage transporte mon corps à une vitesse incroyable. Je profite de mon corps musclé et élancé, mon corps qui n’a pas la bedaine d’un homme d’une cinquantaine d’années et qui est capable de m’emmener loin.
Je rattrape finalement Cornelio et ma main chope sa veste. Cette fois-ci ce sont mes deux poings à son col, et je le pousse contre le mur, faisant cogner l’arrière de son crâne sur la surface plane dans un bruit significatif.
Je suis complètement essoufflé.
Je n’ai pas besoin de me regarder pour savoir qu’il y a une lueur rougeoyante au fond de mon œil.
Mon rire éclate dans la rue et ma main vient attraper l’entrejambe de Cornelio.
- Alors, c’est ça ton truc ? C’est ça que t’aimes ?
Je murmure, la bouche contre son oreille.

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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Dim 29 Mai - 16:46

Fuir. Fuir loin. Loin d’ici. Loin de lui. T’as le cœur qui bat fort, trop. Le souffle difficile. Mon Dieu. Tu vas te faire tabasser ? Mon Dieu. Aller le plus loin possible. Loin. Cornelio, tu avances vite. Tu cours même un peu. Parce que tu veux fuir loin de lui. Ne pas l’avoir croisé. Pourquoi ? Pourquoi toi. Mais, tu sais, que c’est peine perdue. Tu sais que Gino, il est pas le genre à abandonner. Non. Et les pas se font entendre. Et la course se fait entendre et tu sursautes et tu fermes les yeux quelques secondes avant d’accélérer toi aussi. Fuir. Fuir.

T’es peut-être un lâche oui. Mais, tu sais que tu fais pas vraiment le poids contre lui. Contre ça. T’as envie de hurler. Hurler contre ce monde de merde. Cette vie de merde. Pourquoi fallait-il que tout le monde te déteste ? Père, mère, lui ? Courir. Cornelio. Courir et non pas déprimer non. Non parce que ce n’est pas vrai tout ça. Mais le souffle qui se rapproche, les pas qui se font proches, eux, son vrais. Vrais.

Et tu comprends pas vraiment. Juste que y a des poings qui t’attrapent à nouveau. Que y a ta tête qui heurte le mur. Fort. Trop. Ça a fait un drôle de bruit. Ça résonne dans tes oreilles. Désagréable. T’as l’impression qu’on vient de t’assommer. T’as l’impression que….Mais y a pire. Chaleur brûlante, violente qui s’insinue dans ton ventre alors que le poing se referme sur toi. Doigts qui serrent contre ton corps, ton jean. Tu halètes, les yeux grands ouverts de terreur. Que….Non non. Il ne pouvait pas faire ça n’est-ce pas ? Il ne pouvait pas….

Tu peux pas t’empêcher de te débattre quand tu l’entends, le souffle trop prêt de ta peau. Y a ton cœur qui bat trop fort. Ton souffle qui peine à passer. Mon Dieu, Cornelio, tu commences à paniquer. Et ça chauffe. Chauffe parce que t’es un homme, un humain. Merde. « Arrête ! » Y a tes mains qui essaient de le repousser fort. De le faire lâcher sa prise. T’as peur. Horriblement. Mais, faut que tu sois fort non ? Fort. Mais, tu l’es pas. Non. Pas pour ça. Pas pour…. Ta tête te fait mal, ton cœur aussi. « Qu’est-ce que tu fais putain ! » Se débattre encore et encore. Cornelio, t’as peur.
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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Lun 30 Mai - 20:32

Le garçon remue entre mes mains, il empeste la peur, il voudrait s’enfuir, c’est certain. Mais il est là, coincé entre mes doigts et le mur, dans tous les cas, il ne sera que charpie, bouillie sanglante. Ah, s’il avait fait les bons choix, s’il avait été normé, s’il n’était pas une déviance de cette ville, certainement que je l’aurai épargné. Je lui aurai peut-être donné un coup de poing ou deux pour m’avoir frôlé d’un peu trop près puis je serai parti en me massant les phalanges, ravi d’avoir pu libérer mes excès de colère.
Cornelio halète dans mon cou. Souffle chaud et humide.
- Arrête !
Je suis hilare et je m’amuse à masser un peu son entrejambe.
Son corps ne me ment pas, il se raidit sous mes paumes.
- Qu’est-ce que tu fais putain !
Je recule alors mon visage et ma main libre attrape la mâchoire de Cornelio. Il essaie de me repousser, mes ses membres endoloris par la peur et par ce qu’il se passe dans son ventre le rendent tout simplement inapte à agir de quelque manière.
- Arrête de mentir. Ce qu’il se passe sous mes doigts est bien plus sincère que ce qui sort de ta bouche.
Je devine mon œil fou qui le regarde.
Je lâche finalement son entrejambe. Le souffle de Cornelio est court. Je recule finalement d’un pas, laissant tomber sa mâchoire. Ma main a laissé une marque rouge sur sa peau pâle, témoin de la rage qui m’anime jusqu’au bout des membres.
- Je te laisse une deuxième chance de te barrer.
Le jeu du chat et de la souris.
Je sais pertinemment que je vais le rattraper. Quand je suis comme ça, je sais que la fatigue ne m’atteint pas. Je deviens un super-héros, prônant le mal.
- Trois … Deux …
Un sourire allume ma face démente.
- Un.

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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Mar 7 Juin - 18:12

T’as la peur qui te noue les entrailles.
T’as le chaud qui te brûle le ventre.
Cornelio, t’as tellement peur. Peur de cette main sur ton sexe, qui serre. Peur du regard fou qui te fixe. Peur de tes réactions. Peur de ta peur. Qui te paralyse. Tu te sens si faible à l’instant. Incapable de répondre. Incapable de te battre. Battre. Tu n’as jamais été doué pour ça. Non. Jamais. Même une mouche, tu n’y arrives pas. Pourtant, là, maintenant, tu aimerais. Aimerais pouvoir te battre. Poing dans le visage de ton agresseur. Pour pouvoir fuir. Mais, tu ne réussis qu’à te débattre. Paroles et cris impuissants dans ta gorge. T’as si peur.

Main qui se serre, là, sur ton visage.
Là, sur ton bas-ventre.
Tu empêches de justesse les larmes. Non. Ne pas pleurer. Mais, les mots font mal. Tellement. Tellement vrai. Que t’aimes les hommes. Tellement vrai. Mais, là, maintenant, tu sais que tu n’aimes pas. Juste physique. Un corps humain. Un corps qui répond aux stimuli. Tu trembles et restes interdit. Il lâche. Tout. Mais, il a encore ce regard de fou. Et tu sais. Oui, tu sais ce qu’il pense. De toute ça. De cette échappatoire qu’il t’offre. Mais, tu préfères pas trop réfléchir. Juste prendre tes jambes à ton cou et courir. Manquant même de tomber, titubant en passant le coin de la rue. Tu halètes forts. Les larmes glissant finalement sur tes joues. Courir. Encore et encore. Courir aussi loin que possible.

« Oh mon Dieu. Oh mon Dieu »

Que murmurent tes lèvres alors que tu cours. Titubes. Que murmurent tes lèvres alors que tu ne préfères pas regarder derrière toi. Juste courir aussi vite que possible. Courir. Courir. Alors que tu crois entendre les pas qui te poursuivent. Alors que tu crois l’entendre te poursuivre. T’as peur Cornelio.


Dernière édition par Cornelio Di Bacco le Mar 7 Juin - 19:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Mar 7 Juin - 18:12

Le membre 'Cornelio Di Bacco' a effectué l'action suivante : LE HASARD


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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Mer 8 Juin - 13:58

Il n’attend pas mon décompte, voilà la proie enfuie à travers les rues sombres. Je le regarde s’éloigner. La peur qui le prend au ventre l’empêche d’avancer, alors que chez certains elle peut décupler la force et la rapidité. Je me réjouis de ce spectacle.
Je prends une profonde inspiration et m’élance derrière lui.
L’adrénaline me rend fauve et me confère une agilité que je ne connais pas encore très bien. J’ai ce même sourire carnassier accroché au visage, fermement suspendu aux joues, refusant de retourner au néant. Mes pieds me poussent et me surélèvent. Même si mon cœur  est au bord de l’explosion, je continue de fouler le pavé. Ce qui m’attend au bout de la course, la récompense, vaut bien des battements frénétiques.
Sa silhouette apeurée se rapproche un peu plus de moi, au fur et à mesure que je me rapproche.
Je tends mon bras vers lui, je donne un dernier coup puissant dans mes jambes, pour me pousser à aller plus loin, plus vite.
Je l’attrape et le tire avec une violence inouïe contre moi. Je joue des mes mains et de mes pieds pour le faire tomber et je m’assieds à califourchon sur lui. Son œil embué prie le ciel.
Je respire très fort, je suis haletant et un peu de sueur roule lentement sur mes tempes.
- Pour l’un de nous deux, ce sera une belle soirée, hm ? Qu’est-ce que tu en dis ?
Je laisse échapper un rire.
Ma paume vient se poser sur sa nuque afin de clouer au sol. Il ne peut rien faire d’autre qu’implorer le ciel ou me regarder.
- Si tu cries, je te tue, d’accord ?
D’accord ou pas d’accord, j’en ai rien à foutre.
Mon poing s’élève alors dans le ciel, prêt à aller fracasser le visage tenu immobile dans mon autre main. Il s’écrase alors sur la face de Cornelio, dans un craquement puissant et distinct. Je sens le sang du garçon gicler jusque mon visage et ma peau.

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Dernière édition par Gino Salvatici le Mer 8 Juin - 13:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Mer 8 Juin - 13:58

Le membre 'Gino Salvatici' a effectué l'action suivante : LE HASARD


'HASARD' : 100
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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Mer 8 Juin - 15:32

Courir. Ne pas te retourner Cornelio. Courir alors que les larmes te cachent l’endroit où tu vas. Alors que la peur te mange le corps, le cœur. Qui bat si vite. Trop. Tu cours. Cours pour fuir. Mais, tu les entends derrière toi et ça te terrorise. Les pas. Le garçon qui te pourchasse. Boum boum. Mon Dieu, tu vas te faire rattraper. Mon Dieu, mais, qu’as-tu fais pour mériter ça. Ça. La colère. La haine. Rien. Tu le sais toi. Que tu n’as rien fait. Mais, ce soir. Si. Ce soir, tu n’étais pas là au bon endroit au bon moment.

Courir. Plus fort. Plus loin. Mais, t’as l’impression de ne pas avancer. T’as l’impression de stagner là, sur place alors que les pas se rapprochent. Tu peux même entendre son souffle trop fort derrière toi. Sursaut. Tu trembles et pleures plus. Tu te sens si nul. Si minable. D’être terrorisé comme ça. Mais, Cornelio, t’es pas de ce monde. Les coups, tu sais pas vraiment les donner. Non. Tu sais pas.

Alors, tu sais ce qui va arriver. Tu le sais avant même de sentir la main t’attraper. Avant de sentir ton corps partir vers l’arrière. Partir vers le sol. Lourd quand il tombe. Tu gémis. C’est fini. N’est-ce pas ? Tu sais que tu as perdu. La bataille. Surement même la guerre. Yeux clos un instant. Tu sens le corps s’asseoir sur toi. Et t’as peur. Plus peur qu’il te retouche, qu’il te frappe. Peut-être. Si minable, Cornelio. Tu gémis, le fixes. Il parle. Si mauvais. Pourquoi ? Pourquoi est-il comme ça.

Pourquoi le monde est-il comme ça ?

Étoiles qui brillent, tu en profites juste un instant. Un instant sans même penser à te débattre. Idiot. Le coup frappe. Et tu ne peux t’empêcher de hurler. Hurler dans le silence de la nuit. Parce que ça cogne fort. Parce que tu sens les os des doigts entrer dans ta chaire. Meurtrir. Bleuir. Casser. Le sang coule. Là, dans ta bouche, dans tes yeux. Y a ton nez qui ne ressemble à plus rien. Cornelio, tu trembles et gémis le coup passé. Tu te débats fort. Très. Parce que non. Non. Ce n’est pas possible. Possible. Tu t’étouffes, craches. Ton propre sang t’empêchant de respirer. « Non non non. » Que t’arrives quand même à glisser entre deux crachotements.

Tes jambes bougent, tes bras essaient de repousser. Le plus fort possible.
Le plus fort. Tu pleures.
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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Mer 8 Juin - 20:38

La déflagration est puissante.
Le coup est tel que je sens des vibrations dans tout mon poing. Au moment où mes phalanges percutent le visage de Cornelio, mes yeux se ferment pour ne pas se prendre de projections sanguinolentes. Évidemment, il hurle. Il hurle si fort, un cri de douleur, énorme. Celui-là vient des tripes, c’est certain, il ne ment pas.
Ça ne fait qu’exciter ma rage, comme quand on s’amuse à lancer un bâton à un chien.
- Je croyais d’avoir dit de ne pas hurler.
Je tonne, en rouvrant les yeux.
J’aperçois alors son visage, déjà bien amoché par la force de mon coup. Mais ce spectacle de chairs meurtries me laisse de marbre. Pas de compassion, pas de pitié. Seulement la volonté sourde, profonde, de continuer à défigurer ce garçon qui est tout bonnement contre-nature.
Mes poings se dressent alors encore sur cette face et je cogne, je cogne.
Cornelio crache du sang, il pleure.
Son visage est un amas presque liquide qui mêle les larmes au sang, et le sang à la peau déchirée, violentée. Il se débat, il se débat fort là-dessous. On dirait du rodéo, je deviens le cow-boy sur son taureau déchaîné et en colère. Ma main vient attraper sa mince couche de cheveux.
Mes coups cessent.
Mes poings déjà usés tremblent un peu d’avoir tant frappé.
- J’ai changé d’avis.
Je murmure, le souffle court.
Je ne vais pas le tuer.
Je vais le jeter à la rue, avec son visage mutilé.
Je me lève alors, il est de toute façon bien trop vidé et mal en point pour pouvoir se relever. Mon œil inquisiteur se pose sur lui. Autour de son corps, il y a les traces de cette bataille inégale : le trottoir porte des marques sanglantes.
J’allume une cigarette.
- Tu vas voir, porter cette gueule-là pendant des semaines va t’endurcir, Cornelio. Et t’arrêteras de chialer parce qu’un type lève la main sur toi. C’est la première fois que tu te fais tabasser ou quoi ?
Je secoue la tête, en soupirant.
La rage a déserté mon corps.
Le calme après la tempête.

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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Mer 8 Juin - 21:20

Tu ne sais plus où tu es. Tu ne sais pas combien de fois le poing est venu cogner ta peau. Ton visage. Arrachant les chaires, brisants les os. Tu ne sais plus. Juste que tu cries. Juste que tu te débats. Aussi fort que possible. Alors que le sang coule, là, le long de ta peau. Trop fort dans tes yeux, dans ta gorge. Tu suffoques. Suffoques de douleur, suffoques du sang qui t’étouffe. Et, tu te demandes s’il va vraiment le faire. Te tuer. Parce que y a ta tête qui tourne. Y a le noir qui pétille devant tes yeux. La douleur. Sourde là, dans ta tête. Dans ton corps. Tu n’arrives plus à discerner la droite, la gauche. Tout est flou. Tout. Même ton cœur qui pompe si fort, tu le sens dans ta poitrine. Dans ton visage explosé.

Tu ne te rends même pas compte qu’il finit par s’arrêter. Non. Tu t’en rends compte quand il est déjà debout. Alors que la douleur se fait encore plus vive. Toujours après le choc. Toujours plus fort. Tu as peur de demain. Dans quel état tu seras. Mais, tu souffles. Si fort dans tes sanglots. Il a changé d’avis. Ça t’aurait presque fait rire. Oh oui. Rire hystérique. Rire jaune. Il a décidé de ne pas te tuer. Comme si c’était à lui de décider ça. Comme si… Oui, peut-être. Peut-être qu’il était capable de ça. Au vu de ta position. Là, allongé sur le trottoir, visage tuméfié, sang séché et encore coulant. Tu ne ressembles à plus rien. Monstre. Sanglot. Si minable. Oui, tu l’es tellement Cornelio.

Et non. Non, jamais personne ne t’as déjà tabassé. Oh bien sûr que tu t’es déjà pris des coups. Coups de papa. Pour ne pas être comme il voudrait que tu sois. Pour t’apprendre à être un homme un vrai. Mais, ça n’a jamais rien fait. Non. Tu t’es juste réfugié. Encore plus. Plus dans ton monde à toi. Pour fuir celui-ci. Trop de noirceur. Trop de douleur. Halètements. Gémissements. Cornelio, tu essaies de te redresser. Le corps trop tendu. Mais, tu n’as pas mal. Non. Juste là, ce visage que tu ne sens plus. Que tu as peur de découvrir en arrivant devant le miroir. Connard. Tu aimerais tellement….là, lui sauter à la gorge. Violence. Tu trembles. Tu en as peur. Oui, tellement. Tu craches, le sang sur le trottoir. Tu craches et te redresses enfin. Avec peine. Titubes. Halètes. Bon Dieu.

Ne pas attendre. Qu’il change d’avis. Ne pas attendre qu’il se retourne. Encore. Fuir. Oui. Fuir encore. Mais, tu veux plus. Non, plus jamais. Alors, tu t’éloignes. De lui. Fou. Folie de vie. Vie de merde. Cornelio. T’as peur qu’il change d’avis. Alors, tu fais aussi vite. Aussi vite que tu peux. Aussi vite.

Mais. T’as la douleur qui pulse. Le corps qui crie. Alors, finalement, tu vas pas si loin que ça. Juste là, dans l’angle de la rue. Avant que ton corps te lâche. Avant que tu ne tombes. Merde. Sur le sol. Tremblant. Ton visage déformé, tuméfié. Tu sanglotes encore. Merde. T’as l’impression que tu vas plus pouvoir. Avancer. Plus pouvoir. Continuer. Pourtant, tu le veux. Oui, tellement. Parce que t’as peur qu’il revienne. Peur qu’il surgisse là. Pour continuer. Continuer jusqu’à plus pouvoir. Continuer jusqu’au noir.

Alors, tu fais la seule chose que tu peux. Tu sais, qu’elle va venir. Tu l’appelles à l’aide. Texto parmi tant d’autres. Il hurle. Hurle ta douleur. Hurle l’aide dont tu as besoin. « Viens me chercher. » Et plus encore. Viens me chercher. Parce que tu es brisé. Larmes qui roulent sur tes joues ensanglantées. Tu trembles. Viens. Viens. Tu as besoin d’elle. Viens. Viens. Tu la veux, elle. Elle et ses bras qui ont toujours su. Te protéger. Te calmer. Oui. Viens. Viens.
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NOS ÂMES EN ENFER.

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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Jeu 9 Juin - 21:08

les draps sont froids, les draps sont râpeux. les couvertures bien trop jaunies laissent sur ma peau blême des trainées rougies, qui se perdent entre les chemins bleutés que les phalanges de papa empruntent. entre la trace de ses doigts, la sensation de ses mains chaudes et poisseuses sur ma peau pâle.
entre les bleus violets et puis les bleus tout rouges, et puis aussi entre les bleus qu'on ne voit pas, les bleus de mon cœur, de mon âme, les bleus sous mes veines, les bleus de ma peine.
mes poings se resserrent sur le tissu lorsque maman hurle, encore une fois. mes cils humides dansent sur mes joues rouges.
papa, arrête s'il te plaît, de baiser maman, de lui arracher des cris, des beuglements.
papa, s'il te plaît, ferme les yeux, ne te réveille pas.
papa, s'il te plaît, évapore toi dans les airs, avec la fumée grisâtre de tes cigarettes.
échappe-toi dans les aurores, dans la brume et puis la fumée, échappe-toi, au petit matin, pars et puis ne reviens jamais.
je sens mon cœur qui, dans ma cage thoracique resserrée, bat la chamade, frappe trop fort contre mes os. valse insoutenable, danse infinie, la danse infinie de mon cœur qui se bat contre la nuit.
le silence emplie la pièce trop froide, papa doit dormir, maman doit souffler. j'imagine leurs corps nus, et je veux gerber, je veux gerber mes tripes, mon cœur, mon estomac, sur le sol de ma chambre et les écraser, jusqu'à ce que les maux s'effacent de mes avants-bras, jusqu'à ce que le vide m'emplisse, jusqu'à ce qu'il caresse mes poumons. du vide, une absence de sentiments, de sensations. absence d'émotions, d'humanité et de dégoût, envers ce monstre déguisé.
mon téléphone vibre contre ma hanche. j'ouvre mes yeux pâles, la lumière que renvoi l'écran me brûle les pupilles. et soudain, c'est la peur qui m'envahit, toute entière, comme une nuit qui tombe et qui emporte tout. ce n'est pas la peur de cet être répugnant, de cet esprit dégoûtant, c'est la peur, soudain, de voir les étoiles s'éteindre, une à une. de voir les galaxies tournoyer dans le ciel puis sombrer dans le noir, dans le vide. la peur qu'on me souille l'âme, qu'on y inscrive des cicatrices éternelles, encore une fois, encore un peu. la peur de perdre tout ce qui me reste, ce que j'ai de mieux.
la porte claque, comme mes talons contre le carrelage. mes deux pieds s'enfoncent dans mes chaussures délavées, et la porte d'entrée valse contre le mur jaune et puis grince, et puis hurle, avant de se perdre, comme disparaissent les ombres aux murs, comme se taisent les murmures.
courir, courir plus vite que les chaînes qui claquent, que les fantômes errants. courir, courir plus vite que les autres pères, courir plus vite que les filles. slalomer entre les bouteilles de bières, entre les morceaux de verre qui gisent sur le sol. courir, courir plus vite que le temps, courir plus vite que la vie cette chienne, qui serait bien capable de m'achever à l'instant, de me reprendre chacun des moments que j'ai laissés passer, les yeux fixés contre le rien, de me prendre tout le temps jamais vécu, de me tuer, là, à l'instant.
je ne sais pas où il est, je cherche, c'est terrible. c'est terrible de chercher, d'errer là, dans les rues, entre les ombres et les soupirs, entre le vent et les souvenirs. je cherche sans savoir vers où, sans savoir pourquoi ni même comment, et le souffle me manque, et puis l'oubli me tend les bras, là, tout en bas.
arrête, laisse moi tranquille, je dois le trouver, laisser moi tranquille, mon petit cœur imbécile.
une silhouette sur le mur et puis du sang au sol. de tous petits sanglots, et mon cœur qui s'écroule, mon monde qui dégringole. il est là, cornelio, mon cornelio à moi, tout cassé et tout sanglotant, plein de rouge, plein de sang.
je le repérerai juste du bout de mes doigts, je panserai son cœur, je soignerai son corps malade de ne pas être aimé.
sur son ombre, je me jette, contre son corps, je me sers. à son oreille je murmure les mots des maux, à son oreille je murmure des mots d'amour, des promesses muettes. et moi qui suis toute seule, moi qui ne suis que moi, avec mes pieds salis et mes jambes abimées, comment pourrais-je aider mon pantin ébréché ?
là, je me sens si faible, je me sens si petite. là, je me sens monstrueuse, là, je me sens horrible.
tout ce que je peux faire, tout ce que je fais, moi, c'est serrer cet humain désarticulé dans mes bras. juste un petit peu de chaleur humaine, juste un cœur qui bat. juste un petit peu d'amour, juste un petit peu de moi.
 
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MessageSujet: Re: Nouvelle lune (Gino)   Ven 10 Juin - 9:28

Cornelio ne dit rien.
Merde, pourtant je ne me souviens pas lui avoir coupé la langue ? Il se redresse alors tant bien que mal, surveillé par mon œil mauvais. Il émet un crachat qui a plus la couleur du sang que celle de la bave. Puis il s’enfuit dans une fuite boiteuse et j’observe le garçon qui s’éloigne, penaud et minable. Je continue de fumer ma cigarette. Le bruit des coups a laissé place au silence et aux pieds fatigués de Cornelio qui traînent sur l’asphalte.
Il ne va pas très loin.
Quelque pas et il s’écroule. Je le vois s’effondrer tel un pantin désarticulé, heurtant le sol dans un bruit mat.
Ces quelques coups de poing lancés dans son visage blême ont calmé la colère et la frustration et me voilà apaisé. Apaisé et pourtant je dois avoir l’air d’un meurtrier, avec mes phalanges et mon visage rougis par la substance écarlate d’un autre. Tant pis. De toute façon, rares sont ceux assez courageux pour arpenter les rues de la ville une fois la nuit tombée.
Et puis, une silhouette apparaît dans la rue et se jette vers Cornelio, l’enlaçant alors.
Quelle charmante étreinte.
Je m’avance alors, peut-être curieux ou alors désireux de gâcher cet instant tellement attendrissant. Je marche lentement, leur laissant alors l’aveuglement et le temps de l’étreinte. Et puis, je me tiens là, à un pas d’eux.
Je baisse les yeux sur la silhouette autrefois inconnue qui, de plus près, à la lueur crade du lampadaire, est tout à fait connue. C’est la menteuse du jardin.
- Vous formez une belle équipe, tous les deux.
Je me contente de marmonner.
Je suis une ombre menaçante qui plane sur leurs deux corps enlacés. Quelque chose d’immense, de profondément sombre, prêt à les dévorer.
La fumée de ma cigarette s’échappe de ma bouche, comme le feu menaçant d’un dragon.

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