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 DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)

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PRÉNOM : SYL20
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Lun 25 Avr - 21:20

on aurait dit une scène d'une mauvaise comédie. grimpé sur la banquette, les fesses dirigées vers baya, giosuè a parfois les muscles qui lâchent et les neurones qui se déconnectent. dans ces moments là, giosuè se laisse aller à des gamineries, laissant ainsi découvrir une légèreté insolite. et puis, il est avec baya. et quand il est avec elle, il y a un peu de soleil et de chaleur dans son coeur.
encore plus quand il y a son rire qui retentit, qui donne la même sensation que cette chanson qui vous tient à coeur, qui vous fait frissonner. ça part des orteils et jusqu'aux cheveux, ça traverse votre corps, vos organes, vos muscles. vous avez envie d'en reprendre, de vous saouler avec ces sons, ces notes, jusqu'à en tomber.
puis son rire s'arrête net. son sourire demeure, mais ses yeux sont inquiets. il y a cet homme aux épaules larges et aux cuisses dures, qui se rapproche. il a le regard en feu et la mâchoire serrée. giosuè s'empresse de remettre son pantalon, butant sur son bouton. pas le temps de s'attarder, la douce main de baya empoigne la sienne. sans trop comprendre comment, les deux enfants se retrouvent sur le trottoir. il y a les doigts rugueux et abîmés de giosuè qui s'emmêlent dans ceux de baya. on aurait dit du coton. et de l'électricité aussi. il y a quelque chose qui se passe quand les deux êtres se touchent. quelque chose si fort, tellement fort que giosuè la lâche d'un coup sec. parce qu'il commençait à se souvenir de ces moments où, leurs deux âmes se complétaient et riaient aux éclats. comme deux soleils qui entreraient en collision. il y a eu quelque chose dans le coeur de giosuè.
- putain gio, t'es vraiment un scandale !!
la voix rieuse de baya retentit dans la rue noire. comme un fracas, elle rompt le silence pesant du lieu. giosuè sourit, puis rigole aussi, un peu. il voulait se libérer de ce fardeau, rien que quelques secondes. déployer ses ailes quelques temps. rien qu'un peu, un tout petit peu.
- j'espère que t'en as profité, c'est pas tous les jours qu'on voit la lune.
il rigole, encore un peu. ça ne peut pas lui faire de mal, de toute façon. peut-être que baya aura un peu plus envie d'être avec lui, de se rapprocher de lui. c'est vrai, il y a cette chose chez les êtres humains, cette facilité et cette envie d'aller vers les gens heureux, les gens qui sourient et qui rayonnent.
les rues ici sont dangereuses la nuit. il y a des choses que l'on ne doit pas voir, ni entendre. giosuè le sait, giosuè le sent aussi. alors giosuè s'élance sur le trottoir, débarrassant baya d'un des shooters. il l'avale d'un trait, puis le jette contre le bitume. l'éclat du verre sur le sol réveille la rue. quelques lumières aux fenêtres s'allument. les chiens aboient.  
- oh merde
giosuè attrape la main de baya, la tire. puis les deux enfants fuyant leur bêtise, se mettent à courir dans la nuit, noire.
 


Dernière édition par Giosuè Suozzo le Lun 25 Avr - 22:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Lun 25 Avr - 22:45

tu te sens ivre.
c'est pas l'alcool,
qui te fait ça.
non.
tu te sens ivre,
de gio.
t'as les jambes qui tremblent,
pas parce que t'as froid,
mais parce que tu veux courir,
au loin,
avec lui.
t'as qu'une envie,
c'est de lui prendre la main,
et partir,
loin,
loin d'ici.
tu ne dis plus rien.
t'as du mal à parler.
t'as peur de dire des bêtises.
alors tu souris.
tu souris juste.
et tu le regardes.
tu le regardes,
car tu veux déceler en lui,
tout ce qu'il ne te dit pas.
tu veux savoir,
si son regard le trahit.
t'assistes à tout ce qu'il fait,
sans dire un mot.
tu le vois sourire,
tu le vois rire,
et c'est rare de le voir comme ça.
c'est rare,
alors t'en profites,
sans dire un mot.
c'est trop beau,
comment il est là.
c'est magique.
t'as ton coeur qui palpite.
il fait tout noir.
et vous courrez,
sans plus vous arrêter.
- tu gardes ma main hein ???

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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Lun 25 Avr - 23:01

on croirait voir deux étoiles qui filent, très vite, dans l'obscurité. les souffles saccadés et les pas bruyants des deux corps remplissent le silence.
on croirait voir deux enfants aussi, des beaux enfants, tout joyeux. et très lumineux. on dirait que le soleil s'est posé sur eux.
on croirait voir des âmes pleines de vie et d'espoir. comme quand ils s'écorchaient les genoux et se balafraient les mains.
giosuè tient fermement la main de baya. il ne la lâchera pas, il veut que ça dure longtemps, que ce soit éternel. il s'imagine qu'ils deviennent des étoiles parce que comme ça, leur lumière durerait des milliers d'années, presque pour toujours.
- t'inquiète pas baya, je te lâcherai pas.
ni dans leur course effrénée, ni dans la vie. il ne la lâchera jamais. du moins, pas avant d'avoir goûté sa peau, pas avant d'avoir touché ses lèvres et senti son âme. pas avant d'avoir vécu ces belles choses qu'on vit avec ceux qu'on aime.
- j'sais pas où j'vais, mais j'y vais. t'arrêtes pas, les gens sont fous ici.
comme lui. il est aussi fou que les autres qui remplissent cette sale société hypocrite. il est aussi fou que ces gens qui font du mal avec leurs mots et leurs mains.
puis d'un coup, au milieu de la rue, il trébuche, emportant baya avec lui. il y a ce rire qui retentit encore une fois tout le long de sa chute. il se retrouve à terre, la bouche à quelques centimètres des gravillons qui recouvrent le trottoir. il sent aussi, le corps de baya s'effondrer sur lui. les verres qu'elle tenait valsent dans l'air, les gouttes d'alcool se dispersent, les éclaboussent aussi un peu.
- putain
rire.
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Lun 25 Avr - 23:16

c'est trop con,
hein,
ce que tu ressens maintenant.
ça te fait sentir encore plus bourrée,
que l'alcool tout seul.
c'est trop con,
hein,
parce que t'as jamais ressenti ça auparavant.
c'est trop con,
hein,
car tu sais pas quoi faire de tout ça.
mais ce soir,
t'as décidé de rien dire.
pas encore,
pas tout de suite.
ça servirait à rien,
t'aurais trop peur de voir sa tête se décomposer,
et qu'il t'envoie bouler.
et puis y'a lua,
tu lui ferais pas ça...
alors tu te contentes tout simplement de courir.
t'as aucune idée d'où tu vas,
tout ce que tu sais,
c'est que t'es avec gio,
et c'est le plus important.
- j'te suis alors. emmène moi loin !!!
et puis
BOOM
BIM
PATATRA
à terre.
l'un sur l'autre.
toi sur son dos,
lui face couchée au sol.
et son rire.
c'est si rare de l'entendre rire comme ça.
back to the old days.......
t'as même pas mal.
tu te sens invincible.
- putain gio, t'es pas doué quand même...... j'aurais voulu les boire ces shooters.
et ouais,
tu fais dans la blague.
tu camoufles,
t'évites,
t'esquives.

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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Lun 25 Avr - 23:31

une douleur lui prend toute la jambe. mais il s'en fiche, il rigole. il n'a jamais mal de toute façon. enfin, presque jamais. il y a son corps sur le sien. qui dégage une chaleur qu'il n'avait encore jamais connu. une drôle de chaleur. il y a aussi son souffle chaud dans son cou. les effluves d'alcool enivre les idées brouillées de giosuè.
soupir.
mais pas un soupir d'épuisement. comme s'il était soulagé de l'avoir retrouvée comme avant. c'est vrai, faut pas se mentir, depuis qu'il y a eu lua, qui est arrivée en furie, quelque chose s'est cassé entre baya et giosué. quelque chose qui était si grand et qui paraissait si indestructible. pourtant, il avait disparu.
jusqu'à ce soir. parce qu'il y a leur deux voix et leur deux rire qui se mélangent et qui se retrouvent. comme deux vieux amants en bord de mer. qui se retrouvent après une longue et interminable séparation.
- putain gio, t'es pas doué quand même...... j'aurais voulu les boire ces shooters.
c'est vrai, ça aurait peut-être été encore mieux, avec plus d'alcool. enfin, un tout petit peu. pour ouvrir encore la grosse boîte noire qui sert de coeur à giosuè. pour défaire tous les noeuds qu'il y a dans son ventre.
giosuè attrape, difficilement, le maigre mollet de baya, comme s'il tentait de la retenir. ou peut-être de la sentir encore un peu plus. de se sentir un peu plus proche d'elle. de la sentir là, sur lui. ils sont allongés là, dans la rue, deux fous perdus dans le noir.
- j'avais oublié que tu préférais l'alcool à moi.
sous-entendu. épisode II.   
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Lun 25 Avr - 23:39

tu peux pas te permettre de déraper.
tu t'en voudrais trop.
tu t'en voudrais trop
car tu sais pas ce qu'il veut,
ce qu'il pense,
ce qu'il attend.
alors tu continues d'être la baya gentille,
la bonne copine,
la très bonne copine.
et tu sens son corps sous toi,
son corps qui est tout chaud,
t'aimerais qu'il se retourne,
t'aimerais être assise sur son ventre,
et baisser ta tête,
la coller sur son torse,
et écouter son coeur qui bat.
mais ça te suffit quand même,
d'être là comme ça.
ça faisait longtemps,
très longtemps que t'avais pas été aussi proche de lui.
il te touche,
te tient le mollet,
et ça te lance des frissons partout,
partout.
t'as la chair de poule,
tout à coup.
- j'avais oublier que tu préférais lua à moi.
WHAT ????
qu'est-ce que tu viens juste de lui dire.
t'as les yeux grand ouverts,
choquée par tes propres mots.
t'es paralysée,
paralysée par ta bêtise,
par les conneries qui sortent de ta bouche.
mais putain baya,
qu'est-ce qui te prend ???

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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Lun 25 Avr - 23:52

et puis d'un coup, plus rien. giosuè détache sa main de la jambe de baya. il déglutit. toujours allongé, son visage se crispe et fixe le sol, noir. on dirait le vide, dans lequel giosuè a envie de se jeter. de se laisser tomber. puis, plus rien.
elle a prononcé son prénom. maintenant, au mauvais moment. comme si elle avait commis un péché, comme si elle avait nommé celle dont on devait taire le prénom. lua, lua, lua. elle n'est pas là, lua. alors pourquoi elle lui rappelle qu'elle existe. qu'elle est là, dans la vie de giosuè. qu'elle a tout changé, qu'elle a bousculé les meubles du petit coeur de giosuè.
il y a un feu qui se déclenche dans ses tripes. son corps se contracte, ses muscles bougent. il y a une longue inspiration, puis une expiration presque interminable. giosuè roule sur le côté pour se libérer de baya. il reste délicat, pour ne pas qu'elle se cogne sur le sol. mais il aurait voulu, lui faire un peu de mal. comme elle vient de le faire, en lui rappelant ces choses là, ces choses qu'on essaye de ne plus dire. un peu comme à ce gosse auquel on rappelle une faute, giosuè se ferme. il s'éteint presque. seuls ses yeux enflammés subsistent. il y a encore ces images là. un peu violentes.
il est là, allongé sur le dos, dans cette rue malfamée de la ville. ils ne devraient pas être là d'ailleurs, ils auraient du courir, encore un peu. il maudit ces fichus cailloux qui l'ont fait tomber. il aurait du l'amener plus loin, là-bas, où les choses sont plus belles. où l'obscurité pèse moins.
- ouais.
c'est froid et sec. regardez-le, en train faire bouger ses mandibules. ses molaires se frottent les unes contre les autres. il y a cette chose qu'il aurait envie de faire. tout casser.
  
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Mar 26 Avr - 0:00

et voilà,
t'as tout gâché,
t'as tout foutu en l'air.
t'aurais pu te taire,
t'aurais pu t'en tenir à ce que tu t'étais dis.
ne pas en parler.
mais tu l'as fais.
tu l'as fais,
car t'es pas douée.
t'as jamais été subtile,
t'as toujours été brut,
comme ça.
au moins,
t'es fixée.
t'as pas à te poser
trois mille deux cents questions dans ta tête.
c'est qu'à un sens,
en fait.
tu crois que t'aurais pu rivaliser avec lua,
de toute façon ???
alors tu te relèves.
t'as pas supporté de sentir son corps se crisper comme ça.
ok,
t'as dis une connerie,
ok,
tu t'es jetée à l'eau.
mais là,
il te dégoute juste.
t'as le droit à l'erreur.
t'as le droit dire des conneries.
il te connait quand même,
il sait que t'es pas fine,
que tu dérapes,
souvent,
très souvent.
alors t'es debout,
dans l'obscurité,
et t'as les yeux qui se remplissent d'eau.
tu vois plus rien,
c'est tout flou,
et c'est tout noir.
vas-y,
elle est où la bouteille.
là t'en aurais grand besoin.
tu sais pas quoi dire,
tu te mords la lèvre inférieure,
et tu sens
du sang.
- bah tant mieux. en même temps c'est elle que t'as baisée !!! alors heureusement.
et voilà,
baya tout crachée.
conneries,
sur conneries.
quand t'es partie,
plus rien ne peut t'arrêter.


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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Mar 26 Avr - 0:15

sa mâchoire se resserre un peu plus, chaque fois qu'il entend le souffle de plus en plus soutenu de baya. il ferme les yeux. et à l'intérieur, un immense cri de rage s'échappe. sa cage thoracique est prête à exploser. mais rien ne sort de sa bouche, parce qu'au fond, baya est toujours baya. il aurait envie, de lui en faire baver, comme elle lui en fait baver, à le faire un peu plus attendre tous les jours. à le faire espérer. à lui en faire baver quand, elle tombe toujours plus dans l'ivresse et qu'elle oublie qui elle est, que ses gestes s'embrouillent et que ses mots s'emmêlent. quand il s'inquiète pour elle, quand il pense à elle à chaque instant. ça lui fait mal, ça le torture. il aimerait bien aussi, la torturer.
parce que giosuè, il a un peu ce petit coeur tout mou, ce petit coeur d'enfant, qui ne demande qu'à être entretenu et chéri.
qu'il reçoive des baisers.
tendres et chauds.
- bah tant mieux. en même temps c'est elle que t'as baisée !!! alors heureusement.
d'un bond, il se retrouve sur ses deux jambes. les poings serrés, les sourcils froncés. son souffle saccadé commence à prendre ce rythme sportif, presque au point de l'essouffler. il soupire, râle et bougonne. il fait claquer ses dents et ses doigts bougent dans tous les sens. le feu a pris. il y a ce mur derrière lui. il se retourne et jette son poing contre les briques. il a l'air si doux giosuè. mais parfois, il est comme papa. on dirait qu'il revient des ténèbres. les os de sa main droite craquent sous la violence du mouvement. et il y a aussi, un peu de sang qui coule.
- bordel baya. et regarde toi, à te tortiller du cul devant solal. demande toi un peu pourquoi, j'ai fait ça. demande toi pourquoi, dis toi qu'il y a une raison. dis toi que quelque chose s'est passé. il est là le problème, il est là, il est là, il est là et pas ailleurs.
il a la voix qui tremble et les yeux un peu embués. encore plus quand il se rappelle de solal.   
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Mar 26 Avr - 0:24

tu te sens seule tout à coup,
t'entends plus gio,
tu n'arrives même pas à le voir.
tu te sens seule,
car t'as pas l'habitude de le voir dans cet état.
oui,
il peut se montrer timide,
enfin pas timide,
mais sur la défensive.
mais là,
tu sais pas ce qu'il a.
toi,
tu pensais juste qu'il te disait de déguerpir,
qu'il t'avouait qu'il s'en foutait de toi.
et d'un coup,
en un millième de seconde,
ta phrase l'a chamboulé.
tu t'y attendais pas,
non,
tu t'y attendais vraiment pas.
une boule de feu,
à peine visible,
qui s'enfonce contre un mur.
ça te fait sursauter.
t'as pas l'habitude des gens violents.
les gens qui violentent,
ça te fait peur,
ça te fait te sentir en insécurité.
alors t'es pétrifiée.
il est face à toi,
et il te débite tout ça.
t'es sur le cul,
t'as l'air con.
mais t'es aussi
putain d'énervée.
solal il a rien à voir.
solal on s'en fout.
- mais putain ta gueule gio. j'ai jamais rien fais moi d'accord ??? rejette pas la faute sur moi !!! j'ai jamais couché avec solal, j'ferai jamais ça. y'a que toi de fautif dans l'histoire. et tu le sais très bien.
et là,
tu le confrontes.
- tu le sais très bien car là maintenant y'en a qu'un seul qui frappe, y'en a un qu'un seul qui se blesse tout seul.
tes mots font mal.
tu sais que t'es en train de le secouer,
que t'es en train de le blesser.
mais tant pis,
tu t'en fous.



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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Mar 26 Avr - 0:41

beaucoup de rouge. puis un noir comme on en a jamais vu. regardez-le giosuè, à taper du poing contre les murs. à taper du pied aussi, cette façon qu'il a de vouloir tout cogner quand il se sent perdu et désemparé. quand ses idées s'obscurcissent et quand ses yeux se brouillent, giosuè se perd dans les abysses d'une colère diabolique. il y a quelqu'un d'autre qui sommeille en lui. quelqu'un qui est perdu, et qui parfois, ressort. sans prévenir, comme un gros ouragan qui bouscule tout sur son passage. où il y a des dégâts et, beaucoup de victimes. il voudrait que baya soit sa victime. qu'avec ses deux mains, il attrape son cou, l'immobilise et le serre fort. si fort que les yeux de baya lui demanderaient de l'aide, lui supplieraient d'arrêter. mais il y a tellement de haine dans les veines de giosuè qu'il n'en aurait que faire.
mais c'est baya. baya restera éternellement baya aux yeux de giosuè. même si elle lui dit que tout est de sa faute, qu'il ne peut s'en prendre qu'à lui. ce qu'il fait d'ailleurs. il se fait mal tout seul parce qu'il ne peut faire mal à personne d'autre. alors il se retourne vers baya. il y a quelques lumières au loin qui permettent à giosuè de discerner ses formes et ses longs cheveux. il y a aussi quelque chose sur son visage de différent. il a l'air triste. très triste.
mais giosuè, lui aussi est triste. encore plus quand il y a des mots laids qui sortent de la bouche de baya. ça lui brise un peu plus le coeur, ça lui casse un peu plus les jambes. ça le vide aussi. il aurait envie de tout rompre sur son passage, de soulever ces maisons, de rompre ces murs et ces routes. il tremble encore plus fort. il ne sait plus vraiment qui a tort et qui a raison, tout est brouillon dans sa tête.
- tu sais pourquoi j'ai fait ça baya. me fais pas passer pour un con.
oui, elle le sait, elle doit le savoir, enfin, il croit. il attrape le frêle poignet de baya, manquant de lui rompre l'articulation. il la tient là, comme ça, comme s'il ne voulait pas qu'elle s'échappe, qu'elle lui échappe.    
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Mar 26 Avr - 11:02

t'as la tête qui tourne,
t'avais pas prévu ça.
tu voulais juste passer la soirée avec gio,
et être heureuse.
t'es toujours heureuse avec gio.
et là,
paf.
le bonheur s'est envolé,
laissant sa place au noir,
à l'obscur,
à la violence,
aussi.
tu détestes le voir comme ça.
tu supportes pas.
c'est p't'être pour ça,
que t'as jamais été avec lui.
et puis il te prend le poignet,
il te le sert,
sert,
sert très fort.
et ça te secoue,
et ça secoue l'eau dans tes yeux,
et laisse couler tes larmes sur tes joues.
alors tu fermes les yeux,
et tu souhaiterais t'évaporer.
ne plus être là,
ne plus sentir sa main sur toi.
- lâche moi gio, lâche moi !!!
t'essaie de te débattre,
et en libérant ton poignet,
tu lui fous un poing,
sans faire exprès,
dans le mouvement.
puis tu passes tu passes ta main sur ton poignet meurtri.
tu t'excuses même pas,
fallait pas qu'il te cherche.


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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Mar 26 Avr - 13:01

regardez-les, ces deux âmes perdues qui se querellent. il aura fallu un mot, un nom, pour tout faire exploser. on dirait deux grosses comètes en collision, laissant derrière elles un gros fracas et des étincelles. giosuè tient fermement le bras de baya. comme s'il voulait l'arracher, comme s'il voulait lui faire très mal. il l'a déjà fait, il a déjà eu du sang sur ses doigts. il y a de la haine qui sommeille en lui et qui s'active parfois pour rien et parfois pour des choses qui lui tiennent à coeur. il a souvent le coeur qui lui fait mal. et quand son coeur crie, les flammes s'élèvent et emplissent l'âme noire de giosuè.
il y a une force presque surnaturelle qui prend giosuè. baya lui fait faire ces choses-là, il ressent des émotions insolites. ça le perd le giosuè, ça le rend tout énervé et tout méchant. surtout quand baya essaye de se débattre et de se détacher de lui. giosuè ne veut pas qu'elle s'en aille. il veut la garder près de lui, même s'il lui fait du mal, elle est là, elle n'est pas ailleurs. elle n'est pas dans les bras de solal, ni d'un autre chien sauvage. même si c'est triste, même si ça la fait pleurer, ils sont tous les deux, là, ensemble. comme avant, mais avec un peu plus de noir et de rouge.
elle crie puis son bras s'échappe de la main pourtant forte de giosuè. dans toute cette confusion et cette impulsivité, giosuè reçoit le poing à la fois si doux mais si dur de baya. en plein dans les lèvres. celles-ci s'ouvrent sous la pression du choc contre ses dents. il y a un goût de fer et de rouille qui remplace la salive insipide de giosuè. et ses yeux se rougissent. peut-être qu'elle ne l'a pas fiat exprès. peut-être que si. giosuè n'en sait rien, il ne sait même pas ce qu'il doit faire, comment il doit réagir. il sait qu'il y a la violence qui lui sert de refuge. mais est-ce vraiment le moment, face à baya ? lui faire du mal et la perdre à tout jamais ?
il a son coeur qui s'emballe, il a ce sang qui sur son menton et qui goutte sur le bitume. encore un peu plus d'hémoglobine remplira cette ville. ses yeux s'embuent, se remplissent de grosses gouttes qui ne veulent pas s'échapper. ses lèvres tremblent un peu aussi et ses mains, ses mains virevoltent un peu partout. il est perdu. il bafouille, salive, crache.
- baya...baya j'veux pas te faire ça. j'ai pas le droit, j'ai pas le droit, j'ai pas le droit.
et il y a un cri qui s'échappe, de fatigue, d'énervement, d'exaspération. il a son corps qui convulse, il est prêt à tomber par terre et à s'épandre sur le sol et à y gésir à tout jamais.  
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Mar 26 Avr - 17:19

le courant passe plus,
le courant a éclaté.
c'est comme si,
y'avait une panne d'électricité,
et que vous étiez même pas foutus,
d'allumer des bougies.
non.
au lieu d'être intelligents,
au lieu d'être civilisés,
vous voilà à vous bagarrer.
un comportement primaire,
auquel t'es pas habituée.
tu le vois jamais trop dans cet état gio.
peut-être une ou deux fois,
dans ta vie,
tu l'as vu comme ça.
mais là,
il a les yeux qui font peur,
les veines qui manquent d'exploser,
et le sang qui coule.
il te fait peur,
vraiment.
tu sais pas si t'as envie de l'aider,
de le comprendre,
ou de le laisser dans la merde,
à patauger dans la boue.
tu supportes pas la violence,
et t'as du mal à la comprendre.
en temps normal,
tu te serais enfuie,
tu l'aurais laissé comme un con.
mais là,
y'a quelque chose de plus fort que toi,
qui te cloue sur place,
qui te dis: non mais reste,
reste pour gio.
c'est pas n'importe qui,
gio.
t'es sa pote,
ou t'es pas sa pote ???
les potes ça se soutient non ???
- me fait plus jamais mal gio. plus jamais.
alors tu le prends dans tes bras.
c'est con hein ???
y'a deux secondes,
c'était la fin du monde.
puis deux secondes plus tard,
tu le serres fort,
fort,
fort dans tes bras.
tu le sers si fort,
que tu sens ses os partout.
t'as peur de les lui casser.
mais tu veux être près de lui.



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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Mar 26 Avr - 22:39

pourquoi faut toujours qu'ils se fassent mal les gens ici. pourquoi ils crient et se disent des mots forts et durs. des noms d'oiseaux. ils ne peuvent pas se dire des belles choses, se dire qu'ils sont là pour les uns, pour les autres. et le prouver aussi, pourquoi ils ne le prouvent pas. ils pourraient le prouver au moins, c'est pas si dur, ça fait moins peur que les mots en plus. parce qu'on pourrait se dire bon, ok, on est pas tous doués avec les mots. mais pourquoi personne ne fait rien comme des jolis êtres, qui s'aiment et qui se le disent ?
pourquoi giosuè ne pense pas comme ça, pourquoi giosuè est toujours obligé d'exploser et faire des choses idiotes. il a cette fichue envie de déplacer des montagnes et de provoquer des raz-de-marées. et de tout casser, partout où il passe. comme à cet instant, où le sang coule et où il y a un être face à lui  paniqué et triste. baya a les yeux mouillés et quelques gouttes perlent sur son visage.
mais il s'en fiche giosuè. il a toujours été un peu égoïste parce qu'il se dit qu'il est trop faible pour s'occuper des problèmes des autres et qu'il en a déjà trop des siens. sauf qu'à cet instant, c'est un peu différent. il a touché baya mais il lui a fait du mal. peut-être sans le vouloir mais il a blessé son petit bras et son petit coeur. et il s'était toujours dit qu'un jour, si quelqu'un oserait lever ne serait qu'un doigt sur elle, il sauterait sur cette personne et l'étriperait jusqu'à en faire ressortir ses yeux. et ce soir-là, cette personne, c'est lui.
alors il crie encore un peu plus. il aimerait frapper encore ce mur jusqu'à l'épuisement et jusqu'à ce qu'il soit vidé.
- me fait plus jamais mal gio. plus jamais.
il sent la chaleur l'entourer et il sent un coeur battre. il y a les bras de baya qui l'entourent et qui le serrent, très fort. ça fait longtemps, qu'il n'avait pas été si proche de baya, qu'il n'avait pas senti la douce odeur qui se dégage de ses cheveux. mais c'est pas les hommes, qui font ça d'habitude ? c'est pas les garçons qui consolent les filles tristes et seules ?
il aurait pu s'excuser, se mettre à genoux et la supplier d'oublier tout ça, d'oublier son cri et ses gestes, d'oublier sa main dure qui entoure son fragile poignet. mais au lieu de ça, il profite du moment, serré dans les bras de baya. comme autrefois, avec maman. et pour s'excuser, il ouvre grand les bras puis à son tour, il l'entoure d'une telle façon qu'on dirait qu'il essaye de la protéger. qu'il la protège de lui-même et des bêtises qu'il peut faire. il plonge sa tête dans son cou et murmure quelques mots qu'on ne comprend pas. on dirait qu'il s'excuse. d'habitude, giosuè de n'excuse pas. mais là, c'est différent, parce que c'est baya.
- tu me manques baya. ça me fait mal alors j'voulais que tu vois ce que ça fait, d'avoir mal quand baya s'absente de ta vie.

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