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 DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)

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DEPUIS QUAND : 21/04/2016

MessageSujet: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Sam 23 Avr - 21:57

ce soir,
vous faîtes la tournée des bars.
et c'est toi qui a eu l'idée.
y'a que vous deux ce soir,
les autres étaient pas dispo.
et ça fait longtemps que vous avez pas été que tous les deux.
- dis, tu veux commencer par quoi ??? casa latino ou un pub de ma contrée lointaine ???
ce soir,
vous allez vous mettre mal,
ça se sent,
ça se sait.

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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 11:03

quand la nuit devient noire ici, tout le monde fuit. tout le monde se cache pour laisser place aux artistes de nuit. ceux dont on ne connaît les visages, les formes et les courbes. parfois, on entend quelques histoires et puis, plus rien. parce que les gens ici, tentent d'oublier. il faut oublier pour survivre, disent-ils. alors il y a ces choses qui se taisent, ou qu'on tait.
mais, parfois, dans cette ville, on se sent fort et invincible. surtout à plusieurs, vous savez, quand on se sent entouré, on est automatiquement plus robuste et plus agile. on tient en équilibre, sans ne jamais tomber. parce qu'on sait qu'il y a ces piliers à vos côtés pour vous retenir. du moins, c'est ce que giosuè croit, quand elle est là. quand elle est vraiment là et qu'elle ne s'est pas transformée en un nuage d'ivresse.
alors ce soir, giosuè espère la revoir comme il la voit dans ses rêves, elle est toujours esquissée d'une telle manière qu'il a l'impression de rêver du paradis. mais ça, les sentiments, les envies, toutes ces choses qu'on enfouit en soi doivent être tues. qu'est-ce qu'ils diraient, les autres ?
alors giosuè garde encore ces choses en lui. il se dit que ça passera, qu'il est plus fort que ça, qu'il trouvera une autre gazelle à chasser pour satisfaire ses besoins bestiaux. et qu'il oubliera alors son visage.
ce soir, elle est là, et seule. il n'y a pas un solal ou une chiara pour gâcher le paysage. elle voulait boire, encore. giosuè aurait voulu lui dire non. il aime ça, boire, s'amuser, oublier. mais il n'aime pas oublier les gestes de baya. il prend donc ça comme une condition, pour pouvoir au moins en profiter le temps d'une soirée.
c'est dangereux, la nuit ici. mais pas à deux, et encore moins avec de l'alcool. il y a toutes ces choses que l'on fait sous l'emprise de cette substance au goût âpre et amer. c'est rude, mais c'est marrant. alors, les deux âmes se rencontrent au coin d'une rue. il sourit avec les yeux, giosuè n'utilise jamais les muscles de ses joues pour exprimer quoi que ce soit. sa voix résonne encore en lui comme cette chanson triste, mais drôlement belle, pour laquelle on s'éprend d'une passion incommensurable.
fais-moi un peu rêver baya, comme t'as toujours su faire. giosuè tente de reproduire l'accent si drôle de baya. ça a toujours été un échec, mais il s'amuse à le faire. il y a un regard taquin, un peu coquin même. fais moi goûter à la plus bonne
beer du coin.
    
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 11:21

t'as le vent du soir
qui passe dans tes cheveux,
et fait voler ta robe.
t'as les jambes nus
qui font claquer tes chaussures
et montrent tes
goose bumps
ce soir,
c'est avec giosuè que tu veux être,
que tu veux passer du bon temps,
car avec lui,
tu te rends compte que tout est différent.
t'sais,
giosuè,
il sait pas qu'il est beau,
il sait pas qu'il est gentil,
il sait pas qu'il est touchant.
giosuè,
il se rend pas compte du bien qu'il te fait,
des sourires qu'il te décroche,
et des rires qui t'animent.
parfois,
t'as envie de le secouer,
de lui sauter dessus,
et même de l'embrasser.
c'est trop con,
hein.
mais tu le toucheras jamais trop,
tu ne lui diras jamais tout ça,
tu ne lui montrera jamais ça.
alors pour lui dire bonjour,
tu lui fais pas d'accolade,
juste un sourire,
un tout petit sur les lèvres,
mais un gros sur le coeur.
ses premiers mots te font déjà rire,
il se moque de toi,
gentiment.
- alors viens, suis-moi !!!
lui dis-tu,
sans lui prendre la main,
que tu voudrais bien.
t'oses jamais le toucher,
comme ça.
c'est pour ça que tu veux boire,
parce qu'au moins,
une fois enivrée,
tu pourras le toucher,
sans qu'il y ait aucun malentendu/sous-entendu,
car
bah oui,
tu seras bourrée quoi.

puis vous arrivez au english empire
- 2 pinte di Carlsberg
ça te fait rire.
- c'est toujours chelou de commander dans ce pub en italien. ils pourraient quand même apprendre l'anglais, c'est pas si compliqué !!!
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 12:06

c'est étrange, cette relation entre les deux. il y a comme de l'électricité qui se dégage d'eux. mais une bonne électricité, pas celle des nuages noires qui grondent. celle qui relie le point A au point B, celle qui permet de faire fonctionner les choses. c'est peut-être ça qu'il ressent giosuè. il y a cette énergie qui se dégage de baya et qui s'enfouit dans ses entrailles. elle est un peu les fondement, certes branlants, d'un giosuè un peu paumé et un peu, triste.  
c'est cette même énergie qui circule sur son épiderme, sur ses jambes et ses bras, quand il y a baya. quand elle est au vent, quand elle donne l'impression de s'envoler et d'être cet astre divin qui illumine une nuit bien trop sombre. giosuè ressent l'inconnu, le nouveau, l'insolite, l'original. il ressent des choses qu'il n'a jamais connu. des sensations qui font du bien, mais qui lui font peur, aussi. elles lui laissent un goût sucré dans la bouche, un goût de revenez-y.
mais il a peur, de ça. parce qu'il ne sait pas ce qui lui arrive, quand il y a baya. alors, il tente de penser à autre chose. peut-être à l'autre fille, qui s'est introduit dans sa vie comme une furie. pourtant, quand il se souvient d'elle, il y a ce goût amer. elle ne l'a jamais rendu comme baya.
alors elle lui dit de le suivre. comme souvent, il ne rechigne pas. il la suit comme cet automate, comme ce chien dressé à faire les cabrioles les plus ridicules. il la suit comme on suit dans ses rêves cette lumière drôlement blanche et drôlement belle, qu'on veut toucher et même goûter. cette lumière avec laquelle on veut s'envelopper et dans laquelle on veut se perdre.
alors elle l'emmène dans ce bar faussement britannique, à la manière d'une mauvaise contrefaçon. il y a quelques regards, quelques paires d'yeux qui se posent sur les jambes nues de baya. des regards provocateurs et pervers. mais giosuè n'y fait pas, ou plus attention. les gens ici, sont pourvus des pires envies. cette ville brutalise les gens et les rend dégueulasses. sans avoir le temps de penser, elle est déjà au bar. elle tente encore une fois de prendre un accent italien, sans grand succès. cet accent fait vibrer le coeur de giosuè, à la manière d'une douce mélodie au rythme léger.
meuf, t'as vu où t'es ? déjà que t'es une étrangère, alors le jour où ils feront l'effort de s'adapter à toi, je sais pas ce qu'il va se passer mais ça se passera. c'est vrai, ici, les gens n'aiment pas vraiment l'ailleurs et l'étranger. alors, peut-être qu'un jour cela changera, que les gens prendront des faux accents anglais. il aime beaucoup, la taquiner. bon, tu payes ? la flemme d'être galant, et encore moins avec toi ! il a aussi, cette manière d'imposer une distance avec baya. comme s'il ne voulait pas assumer ce qu'il ressent. giosuè ne veut pas tomber dans le jeu du romantisme, où il risque d'y perdre et de se perdre.
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 12:15

tu t'es mise sur la pointes des pieds,
pour commander.
tu sais très bien que ça relève ta robe comme ça,
que tes jambes se découvrent
de plus en plus,
et que les regards sur toi,
deviennent de plus en plus forcés.
toi,
tu t'en fous des gens qui te regardent,
des gens qui pensent à tout
et à n'importe quoi,
quand tes jambes sont dévoilées.
toi,
ce que tu veux,
c'est que le regard de giosuè se pose dessus,
qu'il les regarde
et que ça lui fasse
boum boum au coeur.
mais t'arrives jamais rien à déceler.
tu t'es recoiffée,
tu t'es tournée vers lui,
et il n'a pas bronché,
même pas un air gêné,
d'avoir fixé ton corps,
même pas des joues rosées,
d'avoir pensé à toi.
rien,
rien.
- et oh, ça fait quand même plus de dix ans que je suis là !!! parlo perfetto italiano !!!
tu rigoles,
encore un peu.
- t'inquiète pas pour ça, j'ai l'habitude.
de payer ??
ou qu'il soit pas galant ??
qu'il soit pas galant,
pour sur.
tu sais pas ce que tu lui as fais à gio,
mais t'as l'impression qu'il n'a jamais été intéressé par toi.
les seuls moments où tu parviens à déceler quelque chose,
c'est quand il boit.
- tiens,
cheers!!


Dernière édition par Baya Swan le Dim 24 Avr - 13:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 12:57

elle a cette manière de se tenir, de se mouver qui hante les rêves de giosuè. elle est si douce et si dure à la fois, elle a la grâce de cet ange, peut-être déchu, qui sait. les deux pintes se posent devant leurs yeux, l'homme qui les sert n'a même pas pris le temps de regarder qui se tenait devant lui. il n'y a aucun regard, aucune communication dans cette ville. d'ailleurs, le bar est calme, les quelques personnes ne parlent pas, ou presque. il y a des murmures, par-ci ou par-là. on entend seulement les âmes tristes et brisées.
et il y a cette innocence, des deux jeunes qui se tiennent là, au bar. il y a la voix de baya qui résonne dans tout le bar, qui égaye quelque peu l'endroit. elle tend son verre devant le nez de giosué. par mimétisme, il en fait de même. salute ! il a voulu sourire. mais pour s'en empêcher, il a porté en quelques secondes à ses lèvres le verre rempli d'une mousse jaune. quelques gorgées de cette substance amère et à travers le verre brouillé par l'alcool, il regarde baya. elle ne peut voir, sous cet angle, la manière dont il la regarde, qui le tromperait sinon.
bon, bouge, on va s'asseoir. alors, il laisse baya passer devant lui. il peut ainsi l'observer, sans qu'elle ne le sache. elle a ce corps et surtout, ces jambes, ces jambes venues d'ailleurs. elle a l'air d'avoir la peau douce. il y a dans sa main droite son verre, et sa main gauche, qui se balade, se ferme. son poing se resserre, comme s'il devait se contrôler. comme s'il devait calculer tout ses faits et gestes, pour éviter qu'elle ne remarque quoi que ce soit. tous ses sentiments se retrouvent dans ce poing.
ils se retrouvent alors dans un coin du pub, peu éclairé. les canapés en cuir, d'une couleur indéfinissable, d'un noir presque vert, sont entaillés par de multiples coups de couteau, la mousse jaune ressort à quelques endroits.
ça fait dix ans qu'on s'est pas vu meuf, t'étais passée où ? un "tu m'as manqué" masqué par une question lambda.   
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 13:51

t'as l'impression de le connaître par coeur,
et pourtant il t'échappe.
parfois,
il se livre à toi,
il sort de sa carapace,
puis,
paf,
il se recouvre à nouveau.
tu sais pas à quoi il joue,
est-ce que c'est parce que tu comptes pas assez pour lui ??
alors ça te fait de la peine,
et tu te renfermes à nouveau.
c'est pour ça que des fois tu l'évites,
t'as trop peur qu'il soit à nouveau froid,
qu'il fasse comme s'il ne t'avait jamais rien dit,
ou qu'il te parle comme il est en train de faire en ce moment.
tu sais bien que sa vie est pas rose,
mais tu comprends pas,
pourquoi des fois il est gentil,
et des fois il est froid avec toi.
là,
maintenant,
il te parle bizarrement,
presque avec indifférence.
c'est pourquoi ton visage se ferme,
et tes lèvres engloutissent ta
cold beer.
tu te demandes,
limite,
si t'as pas fais quelque chose de mal.
et quand il te demande pourquoi vous vous êtes pas vus depuis longtemps,
tu lui sors encore une excuse bidon.
- j'ai taffé à fond chez moi. t'sais avec les cours en ligne, j'ai des périodes où je suis grave motivée pour travailler.
mensonge,
t'as rien foutu,
t'es encore (beaucoup) trop sortie,
sans lui,
sans les autres,
juste avec des inconnus.
il te met mal à l'aise parfois gio,
parce que tu sais pas ce qu'il veut,
tu sais même pas s'il t'apprécie.
alors tu bois,
car tu sais que c'est la seule façon que tu connais,
pour arrêter de te poser toutes ces questions.
- je vais demander des shooters
car ouais,
tes 50cl,
tu les as déjà tous ingurgités
alors qu'il en est même pas à la moitié.
t'as besoin de te lever,
car tes jambes tremblent,
car tu te sens mal.
t'aimerais qu'il te sourisse parfois,
qu'il te montre plus de choses.

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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 14:06

sa réponse est expéditive. elle lui dit alors qu'elle travaille, que ses cours sont importants. ses lèvres la trompent et son regard dit le contraire. giosuè sait qu'elle ment, sait qu'elle ne lui dit pas la vérité. mais il ne dit rien, sûrement parce qu'il ne veut pas la contrarier. alors, il fait semblant de croire à ce qu'elle dit. il aurait voulu la taquiner, lui dire des mots rigolos pour la faire sourire, pour lui tirer des mots doux et sincères. mais elle est déjà partie, elle a avalé son verre d'une traite, et est partie en chercher de nouveaux. des shooters.
elle s'est levée, faisant virevolter ses cheveux. son corps est une poésie, il raconte une histoire, une belle histoire. ses yeux tentent de suivre ses mouvements, sans tourner la tête. l'envie est bien trop forte. il se retourne, pour la regarder se diriger vers le bar. il le sait, il les a, ces étincelles de les yeux. cette lumière qui risquerait de l'éblouir, si elle était là. alors, il se retourne vers son verre, baisse sa tête et marmonne. il lâche un "putain", désespéré et presque énervé. il se sent mal, mal d'être ici et de sentir que quelque chose est bloqué. il y a un mur entre les deux. sous la table, ses doigts s'entremêlent, il s'arrache ses peaux mortes, comme il le fait souvent. un réflexe d'angoisse mais aussi de tristesse. parce que ce soir, giosuè est triste. sans trop savoir pourquoi. puis, elle revient, les mains remplies de shooters. tu vas faire le chiffre d'affaire du bar ce soir il attrape un des verres qui ne manque de tomber, et l'avale du traite. on est là pour ça, non ?
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 14:15

t'es pas très forte pour dissimuler ce que tu ressens,
t'es pas très forte pour arrêter d'être sincère,
t'es pas très forte pour arrêter d'être vraie.
alors,
quand tu lui mens comme ça,
ça te fait une boule au ventre.
t'aimerais bien le confronter,
te mettre devant lui,
taper du poing,
et lui demander ce qu'il y a.
est-ce qu'il y a quelque chose chez toi qui le dégoute ??
tu te souviens,
quand vous étiez p'tits,
des courses dans les champs,
près de la ville.
ces courses interminables,
qui se finissaient toujours dans la boue,
par terre,
l'un sur l'autre,
en train de rigoler.
c'est con hein,
mais c'est ça dont tu rêves à nouveau,
pouvoir lui prendre la main,
pouvoir courir avec lui,
pouvoir danser avec lui,
et te perdre dans ses yeux
et dans son rire.
parce qu'avec lui,
c'est bien plus chouette
quand le monde est beau
et gai.
alors t'inspires fort,
très fort,
et tu reviens comme si de rien n'était.
t'as les doigts tout écartés,
essayant de porter le plus de shooters possible.
et puis tu souris.
c'est pas un faux sourire,
du genre,
j'l'aime pas ce mec,
mais je vais quand même lui sourire,
pour faire bonne impression.
non,
non,
c'est un vrai sourire,
le genre de sourire qui veut dire,
même si je te préfère quand t'es tout gai,
j't'adore quand même,
parce que c'est toi,
et moi,
donc nous.
- mais non même pas vrai !!! on va faire un barathon après ça !!! tu croyais quand même pas qu'on allait crécher dans ce bar toute la nuit quand même !!!
tu bois d'une traite ton shooter,
- bon allez, on se fait un jeu ???
tu le regardes avec des yeux pleins de défis,
tu lui mets trois shooters devant lui,
et trois devant toi.
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 14:26

et là, à ce moment là, il ne peut s'empêcher de sourire. comme dans ses rêves où elle est là, où il rêve et où il se souvient d'elle. elle a quelque chose d'attractif qui ne peut l'empêcher de se retenir plus longtemps. comme si elle perçait un trou dans la cuirasse qui recouvre son coeur. sans trop savoir pourquoi, il sourit quand il la voit disposer les verres, quand elle lui dit qu'ils vont faire ça toute la soirée, dans les différents cafés de cette misérable ville. comme des étoiles filantes, ils vont illuminer à eux deux les rues sales et oppressantes. c'est vrai, il y a quelque chose qui cloche chez giosuè, quelque chose d'inexpliqué et d'inexplicable. comme ce sourire qui se dresse sans prévenir sur son visage. ça lui rappelle, des choses.
je vais jamais pouvoir te suivre, j'vais clamser avant même que t'aies eu le temps de finir tes verres il a beau faire le dur et le grand, l'alcool et lui, ça fait deux. et encore plus quand elle est devant lui. il veut l'impressionner, c'est sûr, au risque de finir face contre terre, à baver et à geindre. vas-y, explique moi les règles, parce que tes jeux là, je les ai tous oubliés.    
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 14:32

puis là il sourit,
et ça te fait chaud au coeur.
est-ce qu'il sourit car t'as souris ??
ou est-ce qu'il sourit car il t'aime bien ??
ou est-ce qu'il sourit car il a quasi fini sa pinte ??
t'as trop de questions qui t'inondent ta tête.
alors tant pis,
tu te contentes de sourire aussi,
après tout,
ça sert à quoi de savoir ce qu'il pense de toi ??
il trainerait pas avec toi s'il t'appréciait pas,
même pas un petit peu.
- mais non dis pas ça, j't'ai bien entraîné quand même, t'es pas si nul que ça !!!
à t'entendre parler,
on dirait que tu compares l'alcool à un sport.
ça te donne tellement d'adrénaline,
et ça te fait te sentir tellement mieux,
que ouais,
l'alcool c'est quasi un sport en fait.
- bon alors tu vas devoir me dire trois choses sur toi: deux qui seront vraie et une qui sera fausse et je devrais trouver celle qui est fausse. si je réussis tu bois, si je réussis pas je bois, puis c'est à mon tour !!!

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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 14:52

elle répond en souriant, elle aussi. peut-être n'était-ce qu'un sourire courtois, pour faire plaisir à giosuè. non, elle ne ferait pas ça, baya. baya n'est pas comme ça. cette phrase se répète dans ses pensées, comme s'il essayait de se convaincre lui-même de la véracité de ce qu'il vient de se passer. et il voit, dans ce sourire, l'enfant qu'elle était il y a des années. il revoit la petite fille, courir, rire, crier, sauter et même tomber. il entend aussi les bruits de ces rares beaux jours, il sent les odeurs douces et colorées, loin des rues d'ici. il y a dans son cerveau des scènes qui se répètent, à la manière d'un film, où les flashbacks se présentent en noir et blanc, avec ce flou artistique et cette musique mélancolique. puis il sourit encore une fois, quand elle lui dit qu'il était pas si nul que ça. d'habitude, les compliments ne rebondissent pas dans le coeur de giosuè. mais ceux de baya sont différents, il y a cette pointe de sincérité qui change tout. ou peut-être est-ce parce que c'est baya, et tout ce qui vient de baya est vrai. quoi qu'il en soit, les mots de baya résonnent en lui comme aucun autre mot. il a cette façon de souffler aussi, quand on lui dit quelque chose comme ça, qui le touche. il souffle, en levant les yeux. comme s'il n'y croyait pas.
baya explique les règles. une histoire de mensonge et de sincérité. mais surtout, il va devoir parler de lui. trouver des choses à dire sur lui, des choses vraies surtout. giosuè est loin d'aimer parler de lui, sauf quand il joue au connard narcissique avec la tapin du coin. mais là c'est baya, et baya pourrait interpréter toutes ses paroles. alors, giosuè, va se réfugier dans l'humour et dans la connerie. peut-être pour se sauver de lui-même. tu vas perdre parce que ouais, au fond, baya ne connaît pas tellement giosuè. il prend quelques temps pour réfléchir, difficilement. bon, alors : j'ai une tâche de naissance sur la fesse gauche, je connais toutes les chansons de dalida par coeur et j'suis jamais sorti de cette foutue ville. tu choisis quoi ? 
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 15:45

t'as pas bu beaucoup,
encore,
mais ce que t'adores,
c'est que ton petit corps,
il est très vite transporté par l'alcool.
plus tu bois,
plus t'es ailleurs,
mais même si tu bois pas beaucoup,
ton corps il se sent différent.
t'as pas encore la tête qui tourne,
mais t'as ton corps qui te dit merci,
qui t'envoie des putains de sensations à travers tous tes membres
c'est indescriptible,
mais c'est juste que tu te sens d'un coup tout à fait mieux.
alors tu deviens heureuse.
l'alcool,
c'est un peu ton xanax à toi,
et puis ça te fait sourire.
ça démolit tous les murs entre toi et gio.
- putain gio me dis pas que tu connais vraiment tout de dalida ?!!! et puis c'est de la triche, car même si c'est pas vrai, je pourrais pas le savoir, j'connais pas toutes ses chansons pour te tester...
tu t'enfiles un shooter,
comme ça,
- je le bois en avance car j'en suis sure que je vais me louper. mais je veux tellement voir ton cul que je vais dire que t'as pas de tache de naissance !!!
tu rigoles aux éclats.
t'es vraiment trop conne,
tu dis vraiment que des conneries.
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Dim 24 Avr - 18:25

voyez-vous, comment, quelques minutes peuvent tout changer. couplées à quelques verres, les langues se délient et les regards s'apaisent. les yeux de giosuè parcourent baya comme on parcourt un tableau. elle ressemble à une peinture, surtout quand sa peau est rougie par la chaleur de l'alcool. on dirait ces nymphes présentées sur les toiles de la renaissance italienne. et il y a toujours, ce sourire. encore plus sincère qu'au départ. sans même avoir pris le temps de répondre, elle s'enfilait déjà son premier shooter. il rigole et lève les yeux au ciel. on a tous des péchés, ces passions honteuses. giosuè connaît une large partie du répertoire de dalida, sans trop savoir pourquoi. peut-être parce que quelqu'un dans la famille l'écoutait souvent. il ne l'avait jamais dit auparavant, au risque de passé pour un arriéré fragile. tu veux que je te chante un truc ? genre, Gigi L'amoroso il tente de reproduire la voix de dalida, manquant de rompre l'ensemble des verres présents dans la salle. les fausses notes grincent et percent les tympans. j'ai un talent. il sourit, et se moque de baya, qui boit parce qu'elle a perdu. me le redis pas deux fois. il n'a rien sur ses fesses, du moins, pas jusqu'ici. son rire résonne dans la sombre salle du pub. les autres, autour, n'y font même pas attention. les quelques personnes présentes semblent obsédés par leurs propres affaires. tu veux vraiment le voir ? y'a aucun souci alors giosuè se lève, puis grimpe sur le cuir des banquettes. de là, il a une vision périphérique de toute la salle. il y a le regard noir du patron. celui qui te dit de ne pas faire ce que tu t'apprêtes à faire. mais giosuè, il est avec baya, et quand il y a baya, il n'y a plus personne autour. giosuè déboutonne son jean, puis, commence à le baisser, devant les yeux ébahis de baya.
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MessageSujet: Re: DEBAUCHE PRINTANIERE (giosuè)   Lun 25 Avr - 11:08

il a suffit de très peu de temps,
très peu de temps
pour que les deux,
renoue enfin.
y'a toujours cette appréhension,
dans le regard de baya,
qui fait: et si cette fois c'était différent ???
et si cette fois,
t'arrivais plus avec gio ???
car des fois,
ton coeur est tellement lourd,
qu'il pourrait craquer,
que tes lèvres se délieraient,
et que tu lui cracherais tout à la gueule.
tu sais,
tout ce que t'as enfoui depuis quelques temps,
depuis longtemps,
en fait.
à un moment,
t'as failli exploser,
tout lui dire,
puis y'a eu lua,
et donc lua et gio.
ça t'a fait bizarre,
ta meilleure pote,
et gio,
tous les deux,
ensemble.
alors depuis tu t'es tue,
et tu t'es jurée de jamais rien lui dire.
- oh mon dieu, que tu chantes mal !!! j'pensais pas qu'on pouvait faire pire que moi mais finalement, j'viens de trouver le grand gagnant.
t'exploses de rire.
tu déranges tout le monde.
t'as pas très discrète de toute façon.
- noooon ??? me dis pas que t'es cap gio !!!
et puis c'est parti.
tadaaaam
t'as la bouche grand ouverte,
tu te mords la lèvre,
puis tu te mets à rire
et à rire
et à rire.
puis plus rien ne va,
le patron se rapproche,
c'est fini pour vous.
alors en deux secondes,
tu te retrouves à côté de gio,
il a remis son paquet
dans son pantalon.
tu lui prends la main,
la sert très fort,
dépose un billet sur la table,
prend de la même main les quatre shooters restant,
et te mets à courir jusqu'à dehors.
adrénaline.
coeur qui bat.
- putain gio, t'es vraiment un scandale !!



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