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 mon âme est triste (NIGHT)

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BAD MOON RISING

PRÉNOM : océane.
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DEPUIS QUAND : 13/04/2016

MessageSujet: mon âme est triste (NIGHT)   Ven 15 Avr - 14:09

Tu es là, Paolo.
Tu es làT'as l'âme qui se meurt parce que t'as mal, Paolo. T'as mal sans elle. Sans sa présence à tes côtés. C'est comme si t'avais plus de valeur. Comme si t'étais face. Que t'avais plus rien à faire sur cette foutue terre. Les années passent, Paolo. Et, pourtant, t'es toujours là à t'apitoyer sur ton sort quand personne ne regarde. Ils ne savent pas, tes gosses. Ils ne le sauront jamais.
Tu es là, Paolo.
Tu es làT'as l'impression qu'on fait battre des tambours dans ton crâne. T'as l'impression que t'es mort, Paolo. Mais tu es bien vivant. Tu te lèves d'un coup sec. Tu laisses tout tomber. Tu te lèves et tu marches. Tes filles, elles te regardent. Tu leur adresses un sourire faux et, tout de suite, leur mine change. Elles te croient. Tes trésors. Tes biens. Lia et Raffaele ne semblent pas être là. 
Mais toi, tu es là, Paolo.
Tu es bien làTu sors. Toi, le déchiré, tu sors. Tu sais où tu vas aller. Tu sais où tu dois aller. Tes pas, ils vont t'emporter comme des vagues déchaînées. Loin d'elle. Des souvenirs de ton éternel amour. Faut l'oublier, Paolo. Faut l'oublier. T'y arrives pas. T'y arriveras jamais. Foutue maladie. Foutu cœur. Foutue vie. 

Tu es là, installé au fond de la salle comme à ton habitude. Tu regardes les beautés danser. Se trémousser. T'as le cœur lourd, Paolo. Tu te contentes de les regarder avec un regard vide. Vide à l'image de ton âme. L'ouragan, il a tout emporté sur son passage. Ta femme. Ton cœur. Ton esprit. Ton âme. T'essayes de te changer les idées. D'oublier tes problèmes. Au fond, le métier de ces filles là, c'est ça. Tes filles à toi, elles sont pas bien différentes. Vous êtes tous des putes. Vous êtes tous tes princesses. Vous vendez simplement une autre partie de vous. Il n'y a pas grande différence.
Tu es là et tu les regardes. Puis, ça s'arrête. Tu balances ta tête en arrière. Les hommes. Les femmes. Ils s'en vont les uns après les autres. Ils te jettent des regards. Oui, le papa Salucci, il est là. Ils détournent vite les yeux. Un regard de travers et bang bang, pas vrai? Tu finis par te lever en remettant bien ta veste de costume et tes cheveux au passage. Tes iris viennent se poser sur ta montre et tu soupires. Il est temps. Une fois de plus, tes pas font le travail pour toi.
Tu es là et tu la vois. Tu l'avais déjà - qui ne voyait pas la directrice, la toute puissante - mais ton regard ne s'était jamais attardé sur son corps de déesse. Sa main vient se poser sur ton bras et tu poses tes yeux sur son visage de porcelaine. « Madame Ambrose, je peux vous aider? » Tu hausses un sourcil, intrigué.
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MessageSujet: Re: mon âme est triste (NIGHT)   Ven 15 Avr - 17:35

mon âme est triste
Sa main se posa, s'imposa sur le bras du père Salucci. Elle ne le connaissait que de nom, jamais elle ne l'avait vu en vrai, c'était donc une première. Comment avait-elle su que c'était lui ? Les murmures, les regards. Night l'avait senti, le public était un peu plus agité que d'habitude, et cette agitation était dû à la présence de Paolo ici. Ce n'était pas la première fois qu'il venait, du coin de l’œil, elle avait pu le remarquer. Elle avait eu la fâcheuse tendance à l'observer, à l'analyser lui et pas un autre. Elle avait tenté de le réveiller de mille et une manières, c'était la première fois qu'elle était confrontée à un homme de ce genre. Tandis que tous acclamaient, applaudissaient, criaient, lui restait dans son coin, silencieux. Absent. Aucune lueur dans son regard qui était plongé dans le vide. Voilà ce qu'elle voyait en lui, du vide. Éprise d'un lourd sentiment de curiosité, c'est ainsi qu'elle s'était lancée derrière lui, intriguée. Elle avait attendu le dernier moment pour le rattraper, le cabaret étant désormais vide. Retirant d'un délicat mouvement sa main, Night amorça un pas en arrière, semblant comme intimidée. Son regard vert était fuyant, elle n'osait le détailler du regard maintenant qu'il était face à elle.

« Vous, je ne pense pas. Mais moi, il se peut que je vous aide. » Murmura-t-elle, sa voix sonnant comme une douce mélodie. Lui tournant le dos, la jeune danseuse s'avança, sa longue robe blanche légère et transparente donnant de l'ampleur à ses pas, comme si elle flottait dans les airs. Jetant un regard par dessus son épaule pour s'assurer que le grand Salucci la suivait, elle lui adressa un regard quelque peu félin, sombre et envoûtant, puis elle mit fin à ce contact visuel, entrant dans la salle principale qui était désormais déserte.
Elle place une chaise au devant de la salle, face à l'endroit où les danseuses s'adonnent à un spectacle, puis elle contourne l'objet pour s'élever sur la scène. Son regard trace la trajectoire entre le corps du cinquantenaire et la chaise, c'était une invitation à s'asseoir. Night ne disait pas un mot, elle le laissait découvrir dans le silence, regarder, toucher. Il pouvait faire tout ce qu'il voulait mais elle ne demandait qu'une chose : que le vide soit le reste. Le vide pouvait être ce silence long et mystérieux, le vide pouvait être la distance qui séparait leurs deux corps, ce contact inexistant, le vide pouvait être cette absence de monde dans la pièce. Le vide pouvait tout être sauf un qualificatif de l'état de l'homme.
Commençant à mouver ses hanches avec langueur, la transparence de son tissu blanc laissant deviner ses courbes féminines nues, Night faisait déjà preuve de sensualité sans grand effort.

« Que me vaut votre visite, Monsieur Salucci ? » Demande-t-elle tout d'abord, cherchant son regard.

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Elle me regarda de ce regard suprême
Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
Et je lui dis : Veux-tu, c'est le mois où l'on aime,
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BAD MOON RISING

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MessageSujet: Re: mon âme est triste (NIGHT)   Sam 16 Avr - 0:53

Tes yeux la sondent. Tu regardes dans le plus profond de son âme, Paolo, et t'es putain d'intimidant. T'en as pas marre, Paolo? T'en as pas marre d'être comme ça? Au fond, t'y peux rien. T'es foutu jusqu'à la moelle. T'es dedans jusqu'au cou. 
Elle est belle. Trop, peut-être. Tu voudrais la trouver laide mais ce n'est pas le cas. Les courbes féminines, Paolo, tu les vois tous les jours, mais elles te manquent. Tu les vois de loin. Tu ne les touches jamais. Elles sont comme des trésors à préserver. Oui, tu en as touché. Oui, tu en as touché autre qu'elle. Ta femme. Ton tout. Oui, tu en as touché et tu t'en es voulu. Tu t'en veux à chaque fois, Paolo. Pourtant, elle t'a dit de vivre. Elle t'a dit de trouver l'amour à nouveau. De profiter d'une féline comme tu avais l'habitude de profiter d'elle et de son corps. Seulement, elles ne sont pas elle. Rien n'y fait. 
« Vous, je ne pense pas. Mais moi, il se peut que je vous aide. » Tes sourcils se froncent. T'es curieux de savoir, Paolo. Son murmure résonne au plus profond de toi. Sa douce mélodie. Elle n'attend pas, Night, non, elle n'attend pas que tu répondes. Elle s'éloigne et tu la suis. Qu'as-tu à perdre? Rien. Rien de plus. Rien de moins. Tu l'observes. Tu observes la fée t'emmener dans son pays magique. Puis, elle pose ses iris sur toi. Il y a une lueur. Une lueur qui t'attire irrésistiblement. Tu ne peux t'empêcher de sourire en coin parce que t'es faible, Paolo, et t'en es pas fière.
Vos pas vous mènent dans la salle principale. Il n'y a plus un chat. La patronne attrape une chaise et l'installe devant la scène. Scène des fantasmes des hommes et des femmes. Des âmes perdus. Des âmes désireuses. Tu ne peux t'empêcher d'être amusé. Son petit jeu, il t'appelle, Paolo. Il te dit de grimper et de partir avec lui. Loin. Loin de tout. Loin de ton esprit écorché. Son regard envoûtant t'invite à t'asseoir. Tu ne dis rien. Sans la lâcher du regard, tu t'y installes. Le silence s'invite. S'immisce entre vos deux corps. 
Tes muscles se contractent. Une flamme brûle dans tes yeux. Elle bouge, la déesse. Elle bouge, la toute puissante. Elle bouge, la tigresse. Et là, tu te demandes comment tu n'as pas pu attarder ton regard sur elle avant. « Que me vaut votre visite, Monsieur Salucci? » Ta langue passe sur tes lèvres gercées alors qu'un sourire s'étend sur ton visage. Tu n'es pas étonné qu'elle connaisse ton nom. Il n'y a pas une personne qui ne le connaisse pas. « J'aime, comme tous les hommes, me rincer l'oeil devant des femmes aux allures de déesses. Être Paolo Salucci ne m'empêche pas d'apprécier les bonnes choses. » Tes doigts viennent se poser à ton menton et toucher ta barbe grisonnante. « Ce que je voudrais savoir, Madame Ambrose, c'est pourquoi vous m'avez emmené jusqu'ici? »

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MessageSujet: Re: mon âme est triste (NIGHT)   Dim 17 Avr - 19:35

mon âme est triste
Ses hanches se balancent et, dans un silence des plus absolus, elle écoute la réponse de celui qu'elle veut captiver. Cette réponse semble d'ailleurs, à l'oreille de la danseuse, fausse, hypocrite, voire superficielle. Il disait vouloir admirer des beautés danser comme tout hommes entrant dans ce bâtiment. L'intention était peut-être réelle, mais ce n'était pas ce que faisait Paolo. Lui, il se démarquait des autres hommes et femmes assistant au spectacle. Il était désintéressé, ailleurs, absent, inattentif, distrait. Jusqu'à aujourd'hui, elle n'avait jamais réussi à attirer un minimum son attention que ce soit par le biais des autres danseuses de son cabaret ou elle-même, pourtant elle les avait toutes faite danser sous ses yeux, que ce soit l'Imperatrice ou la simple Dama, mais en vain. Aucune n'avait attisé une flamme en lui, une envie, une passion. Alors, comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, Night s'était lancée à son tour. Ce même soir où elle avait fait son pas sur scène pour la première fois en présence du Salucci, elle s'en souvenait comme si c'était hier. Leurs regards s'étaient croisés, de là où elle était et de la où il était, elle était certaine qu'il y avait eu un semblant de contact visuel. Oui, un semblant, parce que son regard n'avait rien reflété, même pas la lumière, ni son reflet en train de danser. Son regard était morne, fade.
La danseuse prit un air anodin, voire innocent à sa question. Laissant quelques secondes de suspense s'écouler, elle finit par répondre :

« Je ne vous ai pas emmené ici Monsieur Salucci, vous m'avez suivie. »

Puis la malicieuse entama de réels mouvements, elle soulève sa longue chevelure blonde, bouge plus franchement avec une grâce et une lenteur qui lui était propre ; une lenteur qui n'ennuyait pas, une lenteur dont on délectait chacune des secondes défilant. Sa démarche similaire à celle d'un félin contournant sa proie, ajoute à sa danse un côté bestial, la femme était comme indomptable même si elle semblait adonner sa chair au père Salucci. Elle se dévoilait lentement : une épaule, sa longue jambe fine, puis sa robe qui glisse le long de ses courbes jusqu'à la cambrure de son dos. La fausse innocente se cache, elle couvre sa poitrine d'un bras, elle lui tourne le dos, tout en laissant choir sa longue robe blanche à ses chevilles, révélant ses hanches développées, son fessier rebondi et sa paire de longues jambes paraissant interminables.
La musique se stoppe, la déesse cesse tout mouvement de manière progressive, puis vint un moment où elle demeure parfaitement immobile. Presque machinalement, elle se tourna et avança jusqu'à disparaître de scène, la laissant abandonner quelques bonnes minutes. Puis elle réapparût, presque de manière magique derrière l'homme, vêtue d'un simple baby doll noir pour la couvrir. Sans crier gare, elle posa ses mains sur les épaules du spectateur, puis elle l'évite, elle le contourne, comme pour faire croire que ce touché n'était que le fruit de son imagination. Se plaçant face à lui, elle s'accroupit lentement sous son regard, son visage étant un peu au-dessus de ses genoux.

« J'espère avoir enfin attiré votre attention Monsieur Salucci, je ne tolérerai plus aucune absence de votre part. J'ai usé de toutes mes armes pour vous... » Murmura-t-elle de façon presque inaudible, son aveu sonnant presque comme une déclaration. « Je ne le tolérerai plus. Était-ce donc moi que vous regardiez? ».

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MessageSujet: Re: mon âme est triste (NIGHT)   Mer 20 Avr - 18:27

T'es obnubilé, Paolo. T'es obnubilé par la silhouette majestueuse qui se montre à toi. Le démon est définitivement une femme. Night Ambrose est le démon. Tu en oublierais presque ta défunte femme et, pour ça, tu voudrais te frapper. Peut-être que ta culpabilité te frappe déjà assez fort.
Tu la regardes se dandiner devant tes yeux gourmands. Tu sens tes muscles se contracter. Tu en veux plus. C'est toi, Paolo. C'est toi le démon. « Je ne vous ai pas emmené ici Monsieur Salucci, vous m'avez suivie. » Non, c'est elle. Elle t'a entraîné dans ses filets. Pour la première fois de ta vie, tu as suivi. Tu as suivi la lumière. Toi, le dominateur, tu t'es fais dominé. Un sourire s'étire sur ton visage morne et vieilli par les années. Il ne met pas longtemps à disparaître alors que la demoiselle dévoilait un peu plus sa peau à laquelle tu voulais goûter malgré toi. Tu déglutis alors qu'elle glisse le long de ses courbes délicieuses. De dos, elle est exquise. Tu n'oses imaginé de face.
Tes doigts tapotent ta cuisse. Tu voudrais la toucher. Tu le voudrais, oui. Tu ne peux pas, Paolo. Ne le fais pas, Paolo. Après autant d'années entouré de femmes, tu es toujours le même face à des formes qui te sont offertes sur un plateau d'argent. Tes filles, elles sont à toi mais jamais tu ne les toucheras. Elles sont bien trop précieuses. De trop beaux trésors pour être touchées par tes mains caleuses. Aucun son ne sort de tes lèvres. Tu te contentes de la bouffer du regard.
Puis, la musique s'arrête. La déesse s'éloigne de toi. Tu ne bouges pas. Un nouveau rictus apparaît sur tes lippes alors que tu attends. Tu ne sais pas quoi mais tu attends. Tes iris se posent sur la montre à ton poignet et tu te dis que tu devrais partir. Il est temps. Tu es en retard. Pour aller où? C'est toi, Paolo. C'est toi qui gère l'affaire, le réseau, tes filles de joie. Tu as tout le temps, Paolo.
Des mains se posent sur tes épaules et tu passes ta langue sur ta lèvre inférieure. La silhouette contourne ton corps. Tu aurais presque cru avoir rêvé. Avoir rêvé à ce toucher. Ses courbes presque dénudées se retrouvent en face de toi. Elle se baisse, la déchaînée. Elle se baisse, la féline. Sa tête est un peu plus au dessus de tes genoux. Elle pourrait en rendre plus d'un fou et tu ne serais pas étonnée d’apprendre que c'est déjà le cas. « J'espère avoir enfin attiré votre attention Monsieur Salucci, je ne tolérerai plus aucune absence de votre part. J'ai usé de toutes mes armes pour vous... Je ne le tolérerai plus. Était-ce donc moi que vous regardiez? » Tes doigts font leur chemin jusqu'à son visage. Ils caressent sa peau délicieuse et arrive à ses cheveux. Tu remets une de ses mèches d'or derrière son oreille. Tu continues ton chemin jusqu'à l'arrière de son crâne et tu rapproches sa tête de la tienne. « Je suis le seul qui tolère ou ne tolère pas, Madame Ambrose. » Sa paume se déplace encore une fois et vient se poser à sa joue de porcelaine. « Je ne vous regardais pas et j'en suis navré. Cependant, sachez que vous avez désormais ma plus grande attention et qu'elle sera votre à chacune de mes visites. »
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MessageSujet: Re: mon âme est triste (NIGHT)   Jeu 21 Avr - 18:49

mon âme est triste
Sa main glissait lentement sur sa joue. Sa main était rugueuse, calleuse, mais la douceur de ce geste était appréciable. La jeune femme s'en délectait, fermant les yeux pour profiter de cet instant qui était d'une grande fugacité. La déesse se laissait rarement toucher par les hommes, pour ne pas dire jamais. Les hommes chanceux parvenaient à la voir danser ou chanter de manière irrégulière dans ce cabaret, les quelques surhommes qui ne faisaient plus partie de sa vie étaient passés sur elle, l'avaient touchée ou plus, mais des hommes qu'elle fréquentait maintenant, personne n'avait été aussi proche. Cette sensation lui était presque inconnue, nouvelle, et c'était pour ces raisons-là que la danseuse eut le rouge aux joues. Telle une enfant. Telle une femme pleine d’innocence qui ne connaissait rien de ces choses de la vie. Pourtant, elle travaillait dans le monde de la séduction, du charme voire de l'érotisme. Night était habituée à charmer, séduire les hommes, mais au contraire, subir et être sensible à une quelconque tentative de séduction lui était méconnu. Le contact était donc depuis quelque chose lui étant étranger. Mais elle ne le refusait pas, bien au contraire, elle appréciait ce geste, elle aimait sentir ses doigts arranger les quelques mèches blondes lui tombant sur le visage, elle savourait la sensation de ses doigts revenir avec légèreté sur sa joue pâle et douce. À quoi jouait-elle bon sang à se montrer si docile, si facilement approchable, aux pieds d'un homme? Ça ne lui ressemblait pas pourtant, qu'elle montre un peu ses crocs !

« Vous êtes au sein de mon établissement, je décide, donc je suis celle qui tolère ou non. Ici, c'est moi la directrice. » Lui rappela-t-elle d'un ton autoritaire qui avait quelque chose d'assez plaisant et malicieux. Il pouvait toujours essayer de lui tenir tête, mais elle ne s'abaissera sûrement pas.

Son côté joueur disparût, la réponse ne lui plaisait pas. C'était de l'honnêteté, Night ne s'y attendait pas, même si c'était une vérité qu'elle connaissait déjà. De quoi s'étonnait-elle ? Son visage est neutre, impassible, elle ne montre rien, elle regarde juste l'homme ayant le double de son âge dans les yeux. Mais en réalité, elle n'aime pas ça. Avec Night, c'était tout ou rien, elle ou personne, et forcément, si jusque-là Paolo ne la regardait pas, c'était que quelqu'un occupait ses pensées. Sa femme peut-être, une amante, une amie, une inconnue, elle n'en savait rien mais elle n'affectionnait être la personne que l'on éclipsait. Le Salucci n'avait pas son âge, il avait sûrement déjà fait sa vie avec une autre, une autre dont elle ignorait l'existence. Mais être à la seconde place, c'était hors de question. Question d'orgueil, question de passion inavouée ? Peu importe, dès aujourd'hui, tout allait être différent. Mais ne lui parlez surtout pas de jalousie ou d'une sorte d'entichement, elle ne ferait que vous rire au nez. Les hommes n'avaient aucun pouvoir sur elle, et encore moins le pouvoir de la séduction et de l'amour.

« Pourrais-je au moins savoir celle qui me surpasse en tout ? Parce que j'imagine qu'il y a forcément quelqu'un, Monsieur Salucci. » Elle se lève, le contourne de nouveau avec une démarche un peu plus aguicheuse, son déhanché un peu plus prononcé que d'habitude n'était là que pour attirer son regard. Night s'arrêta au bar et saisit un verre en cristal. Elle saisit ensuite une bouteille de scotch tout en regardant l'homme, lui servant un fond de verre, comme si cela était nécessaire afin qu'ils poursuivent leur conversation.

« Et que dois-je vous faire si je remarque une nouvelle absence de votre part...? Ça vous gênerait si je mettais fin à nos futures séances privées ? » La directrice cherchait à le prévenir, mais surtout, elle cherchait à entendre de sa part qu'elle lui plaisait peut être un peu trop pour se passer de ses séances. Flatter son égo ? Non, disons plutôt qu'elle avait besoin de se sentir rassurée. La réponse pouvait être décevante, elle le savait, mais dans ce cas-là, elle le lui ferait regretter.

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MessageSujet: Re: mon âme est triste (NIGHT)   Dim 24 Avr - 19:36

Tu as l'impression de te retrouver devant Vénus. Cette perfection t'enveloppe, te transporte dans un autre univers. Dans une autre dimension. Tes doigts font leur chemin sur sa peau pour y laisser une trace invisible. Tu voudrais qu'elle te désire plus que tu n'es en train de la désirer. Et, Paolo, tu comprends que t'y arrives lorsque ses paupières se ferment. Tu t'en occupais comme d'une poupée, caressant ses joues de porcelaine et rangeant ses mèches couleur du Soleil.
Vos visages ne sont qu'à quelques minuscules centimètres. Tu aimes ce rapprochement. Tu aimes sentir son souffle sur ta peau. « Vous êtes au sein de mon établissement, je décide, donc je suis celle qui tolère ou non. Ici, c'est moi la directrice. » L'amusement peut se lire sur ton visage. Tes lèvres s'étirent en un sourire. « Vous êtes sauvage, Madame Ambrose. Et j'aime ça. » La suite la déchante, tu le vois à son regard qui change. Elle essaye de ne rien laisser paraître mais tu sais, Paolo. Ta franchise causera ta mort. Oui, Paolo, ta mort viendra de ta franchise à toute épreuve. Tu aurais peut-être dû t'abstenir. Seulement, comme toujours, tu ne l'as pas fais. « Pourrais-je au moins savoir celle qui me surpasse en tout ? Parce que j'imagine qu'il y a forcément quelqu'un, Monsieur Salucci. » C'est à ton tour de déchanter. Ton visage change. Ce sourire disparaît pour laisser place à une ligne droit. T'as mal, Paolo. Mal sans elle. Tu regardes la silhouette qui se lève avec un regard vide. Le point faible est touché. Ta bouche s'ouvre puis se referme aussitôt. Elle n'a pas besoin de savoir. Personne n'a besoin de savoir.
Ta tête se tourne pour voir ce qu'elle peut bien faire. Cependant, tu ne bouges pas. Tu es cloué à ta chaise. T'as le cœur en vrac. L'esprit qui divague. T'es comme un navire au milieu d'un océan déchaîné. « Et que dois-je vous faire si je remarque une nouvelle absence de votre part...? Ça vous gênerait si je mettais fin à nos futures séances privées ? » Ton côté joueur revient. Tu passes une de tes mains dans tes cheveux puis tu te lèves. Lorsque tu arrives au bar, tes mains se posent à ses hanches, tu rapproches ton visage du sien pendant quelques secondes puis tu prends le verre. « Merci. » Tu te décales de son corps et tu t'assois sur un tabouret à côté d'elle. Un rire s'échappe de tes lèvres. « La question est: Cela vous gênerait si vous mettiez fin à nos futures séances privées? » Tu poses le verre à tes lippes tout en soutenant son regard. « Pour répondre à votre première question, vous pouvez me faire ce que vous voulez, Madame Ambrose, tout. » Tu joues avec le feu et tu vas te brûler, Paolo.
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MessageSujet: Re: mon âme est triste (NIGHT)   Dim 24 Avr - 23:49

mon âme est triste
Un silence les sépare de nouveau, un silence bref mais qui montrait sans détour la gêne de Paolo. Elle le savait, elle avait touché sa corde sensible, ce silence en était la preuve. Mais il ne voulait en parler, il refusait de se confier à elle. Night ne savait comment le prendre, c'était une sensation bizarre qui l'assaillit à ce moment-même, une sensation brûlante, piquante surtout. Même si elle le savait au fond d'elle, ses doutes avaient été confirmés sans un mot, parfois le silence vaut mieux que des tas d'explications futiles. Troublée, elle l'était évidemment, qu'est-ce qui pouvait donc pousser Paolo à venir vers elle s'il y avait déjà quelqu'un, quelqu'un de mieux qui plus est ? Mais elle n'eut le temps d'expérimenter ce sentiment de doute et de contrariété plus longtemps, à peine releva-t-elle la tête qu'elle fut surprise par la présence si proche de l'homme. Il ose poser ses mains sur ses hanches, il provoque encore une fois un contact. Leurs regards s'entremêlent, celui de la jeune blonde est sombre, provocateur, félin, elle tente de l'enchanter en un simple regard, elle fait en sorte qu'il ne puisse résister à la tentation de poursuivre son cheminement vers ses lèvres, elle veut en faire un faible, que ce soit le premier à oser... Mais le Salucci s'éloigne, joueur. Un sourire quelque peu empli d'amertume de presque s'être faite avoir mais également un tantinet amusé se fit voir sur le visage de la jeune femme qui secouait lentement la tête de droite à gauche.

« Des spectateurs, j'en ai des tas. Y mettre fin c'est du travail en moins. » Lui fit croire Night dans un rire discret, comme pour casser ce sentiment d'exclusivité dont l'homme commençait à se vanter. Mais bien entendu, c'était avec une pointe d'humour et une pointe de sarcasme qu'elle lui disait tout cela.

Elle reprit du sérieux petit à petit en entendant la réponse du cinquantenaire. Plus elle le regardait, plus il lui paraissait charismatique et beau. Il y avait quelque chose qui l'attirait fortement, dangereusement même, ce qui fit que sa déclaration se tournait et se retournait encore dans son cerveau. Oh oui, Paolo Salucci était un grand joueur lorsqu'il s'y mettait. Côté qui la séduisait, côté qui l'effrayait. Dans quel jeu s'embarquaient-ils tous les deux ? Eux-mêmes l'ignoraient. Night se contentait de suivre la cadence avec un malin plaisir, sauf peut-être qu'un jour elle s'essoufflera de cette cadence trop rapide pour elle. Ou peut-être n'était-elle qu'une simple distraction.
La blonde s'avance, pleine de confiance, ses pas et le balancement de ses hanches semblaient être comme une nouvelle danse. Elle pose son genou sur la cuisse de Paolo et s'appuie dessus pour faire de même avec l'autre genou, se retrouvant agenouillé sur les cuisses du baron de la prostitution dans une position qui les forçait à être proche l'un de l'autre, même si Night le dépassait d'une tête.

« Puis-je vous faire parler de ce que vous ne voulez m'avouer ? » Se hasarde-t-elle à dire. Finalement, elle souffle, elle se soumet au désir de Paolo qui était de ne rien dire, et enchaîne sur autre chose pour éviter un nouveau moment de gêne. « Si je peux vous faire faire tout ce que je veux, j'aimerais, Monsieur Salucci... Que vous me montriez que je suis la seule et l'unique à cet instant-même dans votre tête. J'ai fait un premier pas vers vous vous savez, c'est votre tour désormais. »

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MessageSujet: Re: mon âme est triste (NIGHT)   Sam 30 Avr - 22:30

Tu joues, Paolo. T'es un peu comme un papillon près d'une flamme. Tu veux l'approcher. Encore et encore. Et, tu sais, Paolo. Tu sais que tu vas te brûler les ailes. Tomber à la renverse. C'est ça qui te donne envie. Le feu dans tes entrailles provoqué par cette déesse aux cheveux d'or, il va finir par te consumer.
Tu vois son regard félin. Elle veut jouer aussi. Tes lèvres se rapprochent des siennes et tu sais qu'elle veut que tu les poses. Que tu les savoures. Mais tu te décales de sa silhouette et t'assois sur le tabouret à ses côtés. Tu lis la déception, l'amertume et l'amusement sur son visage. Tu réponds à sa précédente question en lui en posant une autre. « Des spectateurs, j'en ai des tas. Y mettre fin c'est du travail en moins. Son rire parvient à tes oreilles. Ton sourire arrogant a presque disparu. Alors, comme ça, tu n'es pas le seul? A cette simple pensée, tu as envie d'arracher les yeux à ces hommes imaginaires qui ont pu voir sa peau d'un peu trop près. T'as, naturellement, pas capté l'ironie dans sa voix. T'es aveuglé par un sentiment que tu ne connais que très peu. Jalousie. Ça te donne envie de vomir et t'as l'esprit qui divague à elle. Elle et seulement elle. T'es entrain de la trahir, encore. Faut que tu partes, Paolo. Faut que tu partes mais t'en as pas envie. C'est malsain et ça te donne envie.
Tu te remets à jouer. Tu lui dis qu'elle pourrait tout te faire. Il n'y aucune ironie dans tes paroles. Tu laisserais à cette délicieuse créature le plaisir de te faire ce qu'elle veut. T'en as envie. Bordel, faut arrêter. Faut s'échapper. Tu ne veux pas, Paolo. Pourtant, tu devrais. Pour elle. Pour ta femme. Pour celle que tu aimes toujours. La patronne s'avance vers toi. T'es hypnotisé. T'as le cœur qui fait boom boom dans la poitrine. T'as les muscles qui se contractent encore un peu plus. T'as la raison qui va te quitter. Son genou se pose sur ta cuisse. Puis, l'autre. Elle est agenouillé sur toi. T'as les iris dans les siens et quoique tu fasses, tu peux pas les déplacer. Ils sont plongés dans l'océan. Tu es entrain de te noyer, Paolo. D'abandonner la résistance. Elle est trop proche. Vous êtes trop proches. Puis-je vous faire parler de ce que vous ne voulez m'avouer ? Tu sais de quoi elle parle et tu voudrais lui dire de se taire. De ne pas parler d'elle. De ces souvenirs bien trop douloureux. Au lieu de ça, tu dis rien et tu te contentes de la fixer avec envie. Avec désir. Si je peux vous faire faire tout ce que je veux, j'aimerais, Monsieur Salucci... Que vous me montriez que je suis la seule et l'unique à cet instant-même dans votre tête. J'ai fait un premier pas vers vous vous savez, c'est votre tour désormais. » Le feu est en train de prendre de l'ampleur. Tes pensées sont enflammées. Tout comme ton âme. Ton corps tout entier.
Tu passes ta langue sur ta lèvre inférieure et tes mains se posent une nouvelle fois sur les hanches de la joueuse. Tu les montes doucement. Tu caresses chaque parcelles de son corps (presque) caché sous son mince baby doll. Tes doigts ralentissent lorsqu'ils passent sur ses seins. Oh que tu voudrais toucher sa chair. Ils finissent par arriver sur son visage. Tu le rapproches encore du tien, délicatement. Cette fois, tu ne t'arrêteras pas. T'es tout retourné. T'es entrain de l'oublier. Tu te laisses aller. Vos lèvres ne sont plus qu'à quelques centimètres. Des centimètres qui paraissent être une distance bien trop éloignée. « Vous êtes une enchanteresse. Sur tes mots, tu poses tes lippes sur les siennes. Le goût de ces dernières est bien trop bon pour être vrai. Tu passes une de tes mains dans tes cheveux et t'essayes de la rapprocher un peu plus. Vos langues font une danse acharnée pour savoir qui aura le privilège de dominer. Ton désir t'aveugle. Tu baisses les armes. Tu perds le jeu, Paolo. Doucement mais sûrement. Faut t'envoler, toi, papillon trop près de la flamme. Faut t'éloigner. Tu es en train de te brûler. Tu sépares vos lèvres pour reprendre ton souffle puis tu la dévores du regard. Vous ai-je prouvé que vous étiez la seule à occuper mes pensées? Est-ce assez pour continuer la danse? » Une femme. Une seule et tout est chamboulé. Tu te dis qu'une fois fini, tu reviendras plus. Qu'une fois fini, ta femme redeviendra la seule. L'unique. T'as de l'espoir, Paolo. T'as l'espoir de pouvoir être sauvé. Sauvé de tes pêchés. De tes faiblesses d'homme. T'as l'espoir de la retrouver.

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MessageSujet: Re: mon âme est triste (NIGHT)   Dim 8 Mai - 1:37

mon âme est triste
Une sensation la chatouille de nouveau, elle sent les doigts de l'homme s'élever pour la parcourir, la caresser, la découvrir. Paolo anime quelque chose en elle, un feu virulent, une passion étrange, peut-être courte et éphémère, mais qui demeurait si puissante et vive qu'elle lui paraissait étrangère. Night ne contrôlait rien, ses émotions prenaient possession d'elle, elles devenaient trop fortes et imposantes. Attention, elle devient faible, victime de ses propres tourments et sentiments. Non ! C'était lui l'auteur de sa faiblesse, de sa naïveté, de sa douceur. Il lui faisait un tel effet, c'était indescriptible, elle avait presque l'impression d'être dans un état second en sa présence. Il délivrait en elle un désir et une excitation qu'elle n'avait ressenti depuis des années, alors qu'elle était bien jeune. Enivrée par son charme et par ses gestes, tout la rendait impuissante face à lui. Son souffle était lent et audible, son cœur acharné frappait contre sa poitrine comme s'il souhaitait se faire entendre, et sa peau douce formait petit à petit de la chair de poule. Mais non, ce n'était qu'une excuse, tout montrait qu'elle le voulait, qu'elle souhaitait ce rapprochement comme jamais, c'est pour cela qu'elle s'adonnait presque à lui. Elle réprima un frisson lorsque l'homme passa ses mains sur sa partie sensible ; sa poitrine, puis là, elle se sentit l’appartenir entièrement. Leurs visages s'approchent en même temps que sa tentation s'accroît, ce court instant, cet instant de tension qu'ils appréhendent aussi bien l'un que l'autre. Son regard creuse une dernière fois celui du Salucci, un sourire étire ses lèvres. Elle, une enchanteresse ? « Et vous alors ? » Souffle-t-elle de justesse avant de se laisser entraîner dans ce baiser tant convoité, scellant leurs lèvres une bonne fois pour toute. Ils sont comme entraînés dans une danse, une danse sauvage, passionnelle, pleine de fougue. L'un essaye d'avoir le dessus sur l'autre, d'être celui qui domine, les deux sont têtus par ailleurs, et c'est ce qui rend cet échange d'autant plus appréciable pour la blonde.
Le souffle court, elle éloigna son visage, un sourire de satisfaction se dessinant sur ses lèvres.

« Mh, je ne sais pas. » Finit par répondre Night avec son air joueur habituel, remarquant bien que Paolo la couvait des yeux. Elle lui avait donné beaucoup en une soirée, peut-être trop. Si elle se dévoilait encore, on ne pourrait plus nommer cela un jeu. Il fallait le dire, la blonde cherchait à le faire tourner en bourrique, le faire mariner. Posant ses mains sur les joues du cinquantenaire pour le forcer à la contempler – même s'il se débrouillait déjà bien tout seul, elle poursuivit alors : « Vous savez, on m'a toujours appris qu'un homme n'osait faire certaines choses avec une femme pour qui il éprouvait un minimum de respect. Comme embrasser dès le premier soir, par exemple. Il se pourrait donc, que je n'apprécie pas votre geste Monsieur Salucci. »

Et sur ces mots d'une ambiguïté déconcertantes, elle se détache, s'éloigne de l'homme pour se balader un peu partout dans la pièce, faire les cent pas. Elle le laissait réfléchir à ses mots tranchants qui de base n'étaient que d'humour, mais qui faisaient au final réfléchir. Quelle place avait Night ? Oui, c'était une bonne question ça. La danseuse n'était aucunement son amante, c'était un bien trop grand mot pour définir ce qui venait de se dérouler, ni une amoureuse car il n'y avait pas de sentiments, et surtout... Il y avait quelqu'un d'autre. Une personne qui, elle le savait, quoiqu'elle puisse faire, elle ne détrônera pas. Par dessus tout, Night n'était pas un jouet, ni un passe-temps. Elle souhaitait simplement que Paolo la considère réellement, c'était tout. Ni plus ni moins. Elle en demandait beaucoup, c'est vrai, tout en sachant qu'il y avait un stade qu'elle ne pourrait dépasser. Mais comme beaucoup de femmes, elle appréciait avoir de l'importance pour la personne sur qui elle avait daigné poser le regard. Surtout Paolo, depuis le temps qu'elle n'avait donné de son attention à un homme. Pour le moment, elle avait l'impression d'être une sorte de fantasme personnifiée. Dans cette idée, tout lui convenait.

« Puis, je me demande... » Émit la belle en s'arrêtant enfin, face à lui, mais assez loin. Cela n'empêchait pas son regard perçant d'atteindre celui de Paolo. « Que recherchez-vous dans mon cabaret que vous n'avez pas chez vous ? Vos affaires ne sont un secret pour personne, vous savez. Ici, il y a bien une chose que je ne vous donnerais pas contrairement à vos... » Putes ? « Employées, Monsieur Salucci. C'est d'ailleurs en ça que je trouve votre présence surprenante. »

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MessageSujet: Re: mon âme est triste (NIGHT)   Dim 22 Mai - 12:27

Tu es tellement enchanté, Paolo, que tu n'es plus joueur. Tu n'es plus le maître de la situation. Non, tu te laisses couler. Lentement jusqu'à atteindre le fond. Résister n'est pas une solution. Ce choix n'existe pas. Plus. C'est trop tard, Paolo. Tu voudrais arrêter mais tu n'y arrives pas. Au fond, tu es comme tous les hommes : faible et aveuglé par le désir. Par l'envie de posséder. De toucher. Et vos visages, Paolo. Vos visages, ils sont bien trop proches mais tu veux les rapprocher. Toucher ses lippes du bout des tiennes. Goûter ces dernières. Sa langue, aussi. Les goûter comme tu avais l'habitude de le faire avec ta défunte femme. Son image quitte rapidement ta pensée. Ce n'est pas bien. Ce n'est pas raisonnable. Ce n'est pas juste. Il ne faut pas qu'elle te quitte. Faut que tu te souviennes d'elle chaque seconde qui passe. La femme qui se trouve en face de toi, elle efface tout. Elle n'a pas le droit. Tu n'as pas le droit. « Et vous alors ? Sans attendre une seule seconde de plus, tu laisses ta faiblesse d'homme prendre le dessus sur ta raison. Tu poses sauvagement tes lèvres sur les siennes et vous dansez, Paolo. Vous dansez votre désir. Votre excitation. T'en veux plus. T'en veux toujours plus. Et la vérité est que tu devrais en avoir honte mais, pourtant, ce n'est pas le cas. Tu en deviens presque heureux. Non, ce n'est pas normal. Tu ne devrais pas.
Tes lippes se décalent des siennes et vous reprenez vos souffles avant que tu ne parles. Parce que, Paolo, tu voudrais savoir si c'est assez pour lui prouver qu'il n'y a qu'elle dans ta tête. Pour la supplier de continuer. Tu serais capable de se jeter à ses pieds tellement tu es désespéré. Désespéré de retrouver de la chaleur humaine. Du réconfort entre les reins d'une déesse. T'en as besoin, Paolo. T'en as besoin comme d'une drogue qui te consume même si te l'avouer, ce serait un échec. Une trahison envers elle. Mh, je ne sais pas. Tes sourcils se froncent alors qu'elle sourit. Tu ne peux pas t'empêcher de la détailler. Elle est magnifique. Bien trop magnifique pour être réelle. Tu n'es pas content de sa réponse. Tu n'es pas satisfait de ses paroles.
Lorsque les mains de la patronne se posent sur tes joues, t'as des frissons qui te prennent. Des frissons incontrôlables alors que ton cœur menace de quitter ta poitrine. T'es bien forcée de la contempler un peu plus - pas que cela te dérange. Vous savez, on m'a toujours appris qu'un homme n'osait faire certaines choses avec une femme pour qui il éprouvait un minimum de respect. Comme embrasser dès le premier soir, par exemple. Il se pourrait donc, que je n'apprécie pas votre geste Monsieur Salucci. » Puis, elle se détache. S'éloigne de toi. T'abandonne. Tu la regardes, déconcerté. Tu te dis que tu as mal agis mais, Paolo, tu ne sais plus comment faire avec les femmes. Tu hésites à t'excuser mais, au fond, tu sais qu'elle le voulait autant que toi. Alors tu ne fais rien. Tu te contentes de rester assis, les yeux la suivant attentivement.
Puis, tu es Paolo Salucci. Tu as le droit de tout faire. Tout. T'es le roi. L'empereur de ton univers. Elle, elle n'est qu'une femme parmi tant d'autre. Du moins, c'est ce que tu essayes de te dire pour te persuader parce que ce n'était pas ce qu'il pensait. Il y a quelque chose en cette femme. Quelque chose que les autres n'ont pas. Puis, je me demande... » Elle s'arrête devant toi et tu la fixes intensément. Tu es intéressé, Paolo. Tu veux savoir la suite de sa question. Que recherchez-vous dans mon cabaret que vous n'avez pas chez vous ? Vos affaires ne sont un secret pour personne, vous savez. Ici, il y a bien une chose que je ne vous donnerais pas contrairement à vos... Employées, Monsieur Salucci. C'est d'ailleurs en ça que je trouve votre présence surprenante. » Un rire s'échappe de ta bouche alors que tes doigts viennent toucher ta barbe. Elle pense, comme les autres, que tu touches tes filles. Que tu commets le pêché de chair avec elles. Et toi, ça te fait rire parce que tu ne le feras jamais. Parce qu'elles ne sont pas les tiennes pour cela. Tu as plus de respect pour elles que personne n'en aura jamais et, Paolo, tu les aimes. Tu les aimes au point de vouloir leur offrir des trésors. « Vos accusations me touchent profondément, Madame Ambrose. Je vois que vous êtes comme tous les autres. A tes mots, tu reprends ton verre pour le finir d'une traite. L'alcool te brûle la gorge mais ça te fait du bien. Jamais, je ne toucherai mes employées comme vous les appelez si bien, elles sont miennes mais je les respecte contrairement à ce que vous pouvez penser. Tu remets ta veste en place ainsi que ta chemise. Le moment est fini. Toi, papillon, tu as retrouvé le chemin. Ta raison est revenue. Et je vous respecte aussi ainsi que toutes vos filles. Votre métier est beau, Madame Ambrose, et je ne vous prend en aucun cas pour une prostituée. Vous n'êtes pas comme elles, c'est une certitude. L'espace d'une seconde, un léger sourire s'étire sur tes lippes. J'apprécie de voir des demoiselles danser en petite tenue comme tous les hommes, surtout quand elles sont aussi belles que vous, et c'est pour cela que je viens dans votre cabaret. Et je suis sincèrement désolé d'avoir été incongru et déplacé avec vous, ce n'était pas mon intention. »

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MessageSujet: Re: mon âme est triste (NIGHT)   Dim 22 Mai - 20:12

mon âme est triste
Une sensation de gêne la prit, une gêne douloureuse. Elle avait comme l'impression que des doigts pointus se grippaient à son cœur, le serraient, le perçaient. Elle était vexée, ulcérée par ses mots. Ce n'était rien diraient les autres, mais si, c'était beaucoup pour elle. Night se méprenait sûrement sur ses derniers d'ailleurs, mais à peine eut-ils été prononcé que là-dedans, en haut, dans sa boîte crânienne, ça cogitait déjà. Vous êtes comme tous les autres. Il ne lui avait pas fallu plus de temps pour sur-interpréter ces quelques mots. La danseuse était confuse, elle savait elle-même qu'il ne voulait sûrement pas insinué cela, mais elle avait tout de même la sensation d'avoir été piqué quelque part. Elle ne voulait pas être comme tout le monde, pas aux yeux de Paolo. Elle ne voulait pas qu'il mêle son nom à une masse difforme d'anonymes, de gens n'étant que des ombres tant ils étaient sans importance. Ça la brûle, cette idée la démange, c'en est presque obsessionnel. La blonde se mordit la langue pour se contenir, se donner un maintien, une image, même si elle n'est pas tout à fait sereine. Elle n'est en rien rassurée et bien que les yeux baissés, elle devine que le client est en train de se réarranger, prêt à partir. Ses mots étaient déplacés à ce point ? Cœur qui tambourine, coup de pression, montée de chaleur. Ils n'allaient pas se quitter sur ces derniers mots ?

« Je ne voulais pas vous offenser, Monsieur Salucci. »

Ébruita la demoiselle, paraissant intimidée comme lors des premières secondes où ils s'étaient échangés quelques paroles. Cependant, Night s'était bel et bien trompée. Sa moue change, se façonne petit à petit en un sourire léger, fin et délicat. Elle se sentait bête, trop bête. Bête d'avoir cru que le père Salucci était le genre d'hommes à se servir de ses employées pour assouvir ses envies. Quelque part, les deux patrons étaient similaires. Leurs filles étaient précieuses, c'était des petites perles qu'ils couvaient à l'aide de leur coquille dure et impénétrable. Ils voulaient leur bien, les protéger. Mais elle avait insinué le contraire. Et elle se sentit d'autant plus ridicule d'avoir songé qu'il ne la considérait pas tant que ça, ou peu, après une telle soirée. Une soirée qu'elle assimilait à la traversée d'un océan. Elle avait été secouée par les vagues, voire renversées par cette eau agitée, engloutie par les sentiments, noyée dans une excitation et un désir sans fond qu'elle n'avait jamais connu jusqu'alors. C'était sans doute une sensation partagée qu'elle avait pourtant remis en question. Ayant tendance à être dure autant avec elle-même qu'avec les autres, malheureusement personne n'échappait à ses nombreuses suspicions parfois injustifiées et son autorité.
Les traits détendues, visiblement sensible aux flatteries de l'homme, elle vint de nouveau près de ce dernier, diminuant au maximum la distance qui les séparait. Cette fois-là, elle l'invita à se mettre debout, levant son regard vers lui avec un sourire toujours marqué sur son visage.

« Ne vous excusez pas. Il n'y a pas de quoi. Après tout, si je suis là, contre vous... » Commença-t-elle en collant son corps à peine vêtue contre celui du cinquantenaire. De sa main, elle explora une dernière fois le visage de l'incarnation de son désir, ne pouvant contenir l'irrépressible envie de le toucher de ses lippes. Elle a les lèvres aussi brûlantes que son envie, elle sillonne la peau de son cou de baisers enflammés tout en humant une dernière fois son parfum masculin, son parfum addictif dont elle ne voulait se séparer. Elle remonte jusqu'aux lèvres du Salucci qu'elle fit captives de sa flamme, elle les triture, les torture, les mord, les dévore avec une ardeur sans pareille. Un fantasme malsain l'embrase progressivement, elle le veut tout entier. Elle a envie de lui. Mais non, elle ne peut pas. Elle ne compte pas s'offrir à lui maintenant bien qu'elle dû se faire violence pour y renoncer, pour rompre ce baiser qui animait en elle quelque chose de trop osé. Le souffle court, elle jeta quelques coups d’œil à droite et à gauche pour tenter de chasser les images peu catholiques qui l'assénaient avant de passer sa main dans sa chevelure d'or. Jamais elle ne s'était littéralement jetée sur un homme, elle avait presque honte de ce que pouvait imaginer Paolo.  Elle se précipita donc de dire :

« Vous devriez y aller. » Puis, Night s'engouffra dans les couloirs sombres de son immeuble, en s'éventant discrètement les mains pour éteindre le feu qui continuait de l'enfiévrée. Elle s'arrêta devant la grande double porte noire du cabaret, plantant une dernière fois son regard dans celui de Paolo. « J'imagine qu'il est inutile de vous faire promettre de revenir. Vous le ferez, je le sais. Et vous pouvez revenir quand vous voulez, je serais là pour vous satisfaire. » Déclara-t-elle avec un air malicieux et complice, ouvrant en même temps la porte. « Passez une bonne fin de soirée  Monsieur Salucci. »

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